CHAPITRE VII
Mélange de l’'humus à la terre minérale
S1 l’on prend à diverses profondeurs des échantillons de sols forestiers et qu'après les avoir desséchés à Pair on les passe au tamis de 1 millimètre pour séparer la terre fine sur laquelle se font toujours . les analyses, on verra par la calcination de cette terre fine que la matière organique est intimement et régulièrement unie à la matière minérale ; car la coloration noire que prend la terre, primitivement rougeâtre, et qui indique la présence de la matière organique, s’étend sur chaque grain depuis les parois de la capsule jusqu’au centre, à mesure que la chaleur augmente.
Cette matière organique, cet humus qui, dans les bons sols forestiers, dans les sols dits sains, ne dépasse guère 10 °/,, va généralement en diminuant à partir de la surface, mais progressivement, peu à peu, si bien qu’il n’y a pas de limite nette entre les diverses couches de terre végétale non plus qu'entre celle-ci et la terre minérale. Dans les forêts où la décomposition est rapide (érémacausis), les seules dont il soit question ici, il n’y a pas de couche d’humus [‘] (ou elle est à peine indiquée et formée de grumeaux peu cohérents), tellement sont rapides l’humification et l’incorporation de l’humus aux particules minérales, et la couverture morte est peu épaisse.