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tion de poids n’ait porté que sur les matières ternaires, le taux de 1,923 rapporté au poids initial des feuilles de chêne devient 1,508, e laissant encore un gain d’azote de 0,40 °/, du poids primitif (1,508 — 1,100), qui ne peut s’expliquer que par une fixation d’azote atmosphérique par les feuilles mortes et par la végétation cryptogamique (algues, bactéries) qui a pu s’y fixer.
De même pour les feuilles de charme. Leur taux de 2,246 devient …. 1,727 sion le rapporte au poids initial de la matière, laquelle ne con- | tenait, un an auparavant, que 0,947 °/, d'azote.
La différence 1,727 — 0,947, soit 0,78 °/,, ne peut être attribuée qu’à une fixation de la matière azotée de l’air sur les feuilles et les organismes qui s’y installent.
Dans une autre expérience, poursuivie pendant deux ans, le gain absolu a été de 0,11 °/, du poids initial pour le chêne et de 0,58 pour le charme.
Ce gain d’azote est important, quoique très variable, non seulement suivant les sols et les années, mais encore probablement suivant les espèces de feuilles (*). En prenant la moyenne des neuf essais faits avec différentes feuilles, on obtient un gain d’azote de 0,3 °/.. :
En admettant que le sol de la forêt reçoive à chaque automne 3300 kilogr. de feuilles mortes, celles-ci, aidées de leur garniture cryptogamique, prennent donc dans l’air environ 10 kilogr. d’azote, soit à peu près la quantité qui est exportée lors des exploitations (*).
Ces résultats nouveaux n’ont pas été sans surprendre quelque peu les physiologistes forestiers. Mes expériences viennent d’être répétées
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