‹ Les sols forestiersChapitre 91 sur 180 · MS ELA · texte numérisé non relu

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total à l’état frais. Le taux des feuilles est plus variable, oscillant entre 4 °}, et 13 °/.

L’eau qui imbibe les diverses régions (lige, branches, écorce, feuilles) existe à peu près en même proportion (en plem été, au 16 juin) dans les onze espèces, avec un taux moyen de

Danse RD Ne 40 °/, (32-45).

— les branches, . . . . . . 37 (33-40).

Re TES ETES 27 A LP 55 (45-68).

Mais ce qu'il importe surtout de considérer, pour se rendre compte de la quantité de principes minéraux que ces divers jeunes arbres ont prise au sol, ce sont les taux de cendres pures.

Un fait qui frappe tout d’abord et qui est du reste bien connu est linégale répartition de la matière minérale dans les diverses régions.

Comme pour l'azote, le taux de cendres s'accroît dans l’arbre de bas

en haut; minimum dans le bois du tronc, 1l est plus fort dans les branches et atteint son maximum dans les feuilles. Il s’accroit aussi, sur une section horizontale, du centre à la périphérie ; l'écorce est plus riche en cendres que le corps ligneux, dont les couches centrales sont les moins minéralisées.

Un autre point non moins important à signaler est que les taux de cendres pures du bois de ces arbres appartenant à des familles botaniques très différentes ne varient guère ; ils n’oscillent qu'entre 0,30 °/, et 0,45 °}..

Pour les branches et pour les feuilles, les différences sont plus sensibles et le taux peut varier du simple au double, de 1,365 à 2,656 pour les branches et de 4,508 à 8,869 pour les feuilles.

Avec ces données on peut calculer le poids des matières minérales fixées par l’arbre tout entier (avant-dernière ligne du tableau), ce qui permet d’arriver à la notion la plus intéressante, le {aux de cendres pures pour 100 de matière sèche (dernière ligne).

Ces nombres, qui varient du simple au double, autorisent à répondre négativement aux questions posées plus haut. On peut affirmer que les diverses espèces d'arbres feurllus végélant côte à côle ne fixent pas dans leurs diverses parties, comparées entre elles, la même quantité de principes minéraux. 100 kilogr. de pommier sauvage ou

d’orme de montagne absorbent 2 kilogr. de matières minérales,

tandis que 100 kilogr. du cerisier voisin en fixent à peine la moitié. Dans la forêt de Haye, cent hêtres ne demandent pas plus au sol que soixante-deux trembles ou cinquante-trois ormes de même diamètre et de même poids.

Si l’on veut déterminer rigoureusement le quantum des matières

minérales enlevées au sol, il faut analyser les principales essences .

du peuplement dominant, puisque le taux peut varier du simple au double.

Dans les circonstances précédemment décrites on peut admettre que 100 kilogr. d'arbre (matière sèche) fixent de 1 à 2 kilogr. de cendres.

Ces 1 ou 2 °}, de principes minéraux sont constitués par des substances telles que la chaux, la silice, le fer, qui existent dans le sol en quantité surabondante généralement, et par d’autres, telles que la potasse, l’acide phosphorique, qui sont toujours parcimonieusement distribuées, surtout dans les sols forestiers, et qui doivent être restituées de temps en temps aux sols agricoles sous forme d’engrais phosphatés ou potassiques ayant une valeur vénale considérable (p. 46) si l’on veut maintenir la fertilité.

Il ne suffit donc pas de connaître la quantité des cendres fournies

par un arbre pour juger de son pouvoir épuisant ; il faut connaître aussi leur qualité.

Suivant que l'arbre exigera pour fabriquer sa matière organique plus ou moins de potasse, d'acide phosphorique, il sera plus ou moins épuisant.

Dans les cendres des onze essences précédentes on a recherché l'acide phosphorique, l'acide sulfurique, la chaux, la magnésie, la polasse, la soude, le fer, le manganèse, le chlore, la silice, l'acide carbonique (°).

Le tableau B ne contient que les taux d’acide phosphorique, de

chaux, de magnésie, de potasse, de fer et de silice contenus dans la

tige, les branches, l’écorce et les feuilles. Ce sont les principes les plus importants.

1. On a dosé l'azote dans les euilles ; elles en contenaient des taux variant entre 1,5 et 2,5 °Jo.

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