‹ Les sonnets anglais et italiens de MiltonChapitre 6 sur 19 · SONNET IV · texte numérisé non relu

SONNET IV

Vers 5. treccie d’oro. Milton n avait pas besoin d exemples italiens pour parler de tresses d’or ; au contraire, il semble opposer ici le type anglais à celui de la brune Emilia. On se rappelle pourtant que Pétrarque parle vingt fois des cheveux blonds de Laure.

Vers 7-11. Cf. PÉTRARQUE, Sonnet 178 :

Leggiadra singulare e pellegrina,

E I cantar che nell anima si sente ;

L andar celeste, e 1 vago spirto ardente.

Vers 14. Cf. JuvÉNAL, fin de la IXe Satire :

Quum pro me fortuna rogatur,

Affigit ceras ilia de nave petitas

Quse Siculos can tu* effugit remige suzdo.

M AAT.l V

i X' ffets (Afférents d’une même douleur (vers 5-12) sont marqués au Sonnai 203 de PÉTRARQUE ;

' una piaga arde e verse foco e fiamma,

Lagrime l’altra, che 1 doler distilla.

Per gli occhi miei del vostro stato rio.

! opposition des larmes nocturnes et de la joie ramenée par le revoir du jour et de la bien-aimée se trouve plusieurs fois dans PÉTRARQUE» en particulier aux Sonnets 41, 131, 183 et 217. Notons seulement :

Lagrime triste, e voi tutte le notti M accompagnate, ov’ io vorrei star solo;

Poi fuggite dinanzi alla mia pace. (Son. 41.)

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