‹ Les sonnets anglais et italiens de MiltonChapitre 7 sur 19 · SONNET VII · texte numérisé non relu

SONNET VII

Vers 13-14. Cf. conclusion du Sonnet XVII et ce passage de Lycidas :

« Hélas, que nous sert-il de peiner sans repos,

Vouant, bergers obscurs, nos modestes pipeaux A méditer l’ingrate Muse ?

Ne vaudrait-il pas mieux, comme tel autre en use,

Avec Amaryllis à l’ombre nous jouer,

Ou nonchalamment dénouer Les cheveux emmêlés de la folle Néère ?

Des esprits généreux infirmité dernière,

La gloire est l’aiguillon qui presse une âme fière

De vivre austèrement des jours laborieux ;

Mais quand nous espérons saisir le beau salaire. Et pensons éclater soudain en mille feux,

Les ciseaux abhorrés de 1 aveugle Furie, Tranchant un fil ténu, finissent notre vie. »

— La gloire, dit Phébus, ne saurait finir là ;

Elle ne fleurit pas sur la terre mortelle.

Loin des rumeurs du monde et de son faux éclat, Elle s’épanouit sous la claire prunelle De ce parfait témoin qui ferme tout débat. Jupiter seul, jugeant sans appel tous tes actes,

De ta gloire dira les limites exactes. »

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