‹ Les Sonnets de la guerreChapitre 51 sur 74 · SOIR D'AUTOMNE A VERSAILLES · texte numérisé non relu

SOIR D'AUTOMNE A VERSAILLES

Versailles couronné des splendeurs de l'automne Contemple à ses miroirs le ciel de pourpre et d'or, Silencieux reflet qui se voile et s'endort Longuement dans un soir sublime et monotone.

Et déjà la clarté que le ciel abandonne Se rassemble et s'exalte en féerique décor Au Château solitaire et plus royal encor Dont il semble qu'une âme à l'infini rayonne.

C'est le passé vivant de la France qui luit, C'est sa gloire qui plane, au lever de la nuit, Sur les bassins muets de la haute terrasse ;

Appel mystérieux d'un chant grave et puissant O grandeur, ô beauté suprême de la race, Qui demeurez intacte au prix de notre sang !

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