EMULES DE GLOIRE SUR LA FIN DU BOUVET
K Les marins de la République montaient le vaisseau Le Vendeur.
O marins du Vengeur, soyez fiers de ceux-ci^ Vos frères par le sang, vos égaux par la taille ! Leur navire, frappé d'une mortelle entaille. S'engouffre. Alors, on voit, et l'on entend ceci :
De l'équipage entier, sur le pont, qu'ont noirci Tant d'assauts répétés de mer et de mitraille, Ce cri : " Vive la France ! " éclate. La bataille A vu, dans tous les temps, les Francs mourir ainsi.
Après l'épi fauché, la terre en donne d'autres.
D'Assas, Bara, d'Auvergne, à l'appel ! Ils sont vôtres,
Ces héros, par moissons, de notre sol jaillis !
La race y prend sans fin des forces, comme Antée.
En ces vivants d'hier, salue, ô mon pays,
Des plus grands de tes morts l'âme ressuscitée !