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DEUX ZOUAVES

Dans le parc de Versailles

Un beau soleil tout neuf du mois des pâquerettes Qui dore le château de son rayon naissant ; Un banc, près de la rampe où l'if taillé descend ; Sur le banc, deux fiers gars roulant des cigarettes.

Deux pieds pendent pour deux : un pli marque l'absent.

Mais les deux « chéchias » font flamboyer leurs crêtes.

Joyeuses : leurs vertus, à charger toujours prêtes.

Disent l'âpre Iliade où se mêla leur sang.

Palais, temple des dieux de France, clos tes portes : Est-il besoin pour nous de voir nos splendeurs mortes Aux reflets des miroirs, sur tes pompeux lambris ?

Voici qu'avec la fleur d'un clair ruban jonquille, Dans le vieux parc royal exaltant ses débris, La Gloire toute fraîche arbore sa béquille !

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