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Più di me lieta non si vede a terra.
Quand un navire échappe à la mer en furie, Les amis, les parents, groupés au bord des flots, Reçoivent dans leurs bras les braves matelots Et,joyeux, rendent grâce à la Vierge Marie.
Le captif qu'un geôlier traite avec barbarie S'éloigne avec bonheur du lieu de ses sanglots. Ainsi je suis heureux de voir à jamais clos Les débats dont souffrait votre galanterie.
Vous tous pour qui V amour est un dieu vénéré, Rende\, rendeç hommage à ce preux égaré Qui de la bonne voie aujourd'hui se rapproche.
Au royaume des deux on estimera plus Un esprit converti mis au rang des élus Que quatre-vingt-dix-neuf qui furent sans reproche
PENDANT LA \ M DE LAURE. 5l
L'abbé de Sade ne nous a pas dit ce qu'il pensait de la parabole de la brebis égarée appliquée au transfuge de l'amour. Mais on le devine d'après son appréciation du sonnet XIV.
Celui-ci étant la continuation du précédent, je vais citer encore quelques mots en faveur de la thèse que Pétrarque vient de soutenir; mais je me garderai bien de faire connaître où je les ai pris, de peur d'éveiller de respectables susceptibilités.
a Certes l'amour est une grande chose; l'amour est un admirable bien, puisque luy seul rend léger ce qui est pesant, et qu'il souffre avec une égale tranquillité les divers accidents de cette vie... L'amour... est généreux; il pousse les âmes à de grandes actions, et les excite à désirer toujours ce qui est de plus parfait. L'amour tend toujours en haut, et il ne souffre point d'estre retenu par les choses basses... Il n'y a rien ny dans le ciel ny dans la terre qui soit ou plus doux, ou plus fort, ou plus élevé, ou plus étendu, ou plus agréable, ou plus plein, ou meilleur que l'amour... »