SUR PHILIPPE DE VALOIS ET LA CROISADE
// successor di Carlo, che la chioma.
Le roi Charles nest plus. Philippe de Valois, En posant sur son front la couronne de France, A du tombeau du Christ juré la délivrance, Et prépare son peuple à de pieux exploits.
Grâce à lui, s'éloignant du pays des Gaulois, Le vénérable chef de V Eglise en souffrance, Verra dans peu de jours Rome, son espérance, Et celle des chrétiens soumis aux saintes lois.
Puisse votre brebis sensible et généreuse Faire des loups cruels périr la race affreuse ! Et qu'il en aille ainsi de tout profanateur l
Prince, console^-la des lenteurs de nos armes: De Rome qui languit séche% aussi les larmes. Ceigne^ le glaive enfin pour notre Rédempteur !
il NDANT LA VIE DE LAURE. 53
« Pétrarque voyoit avec indignation le pape sur les bords du Rhône, et le sépulcre de J.-C. in man de cani. Les infidèles chassés des lieux saints, le saint-siège rétabli à Rome étoient deux choses qu'il désiroit ardemment...
« Ce sonnet est adressé à tous les seigneurs d'Italie que Pétrarque vouloit mettre en mouvement pour la croisade... Muratori le trouvoit obscur... Je pense que cette douce brebis n'est autre chose que l'Eglise même, ou le saint-siège dont les armes avoient d'abord eu quelque succès contre ses ennemis, qui sont les loups terrassés : c'est-à-dire les tyrans de Lombardie et de la Romagne, qui s'étoient emparés de son patrimoine.
« C'est dans les mêmes circonstances, et sans doute dans le même temps, que Pétrarque fit sa belle ode sur la Croisade (Canzone II), adressée sans difficulté à l'é* vêque de Lombez, quoi qu'en puissent dire ses commentateurs... » {Mém. de l'abbé de Sade, I, p. 242.)