‹ Les sonnets de PétrarqueChapitre 38 sur 113 · COMPOSES · texte numérisé non relu

COMPOSES

« De ce jour, tout ce qu'il y avait d'humain et de frivole encore dans la poésie amoureuse des sonnets de Pétrarque revêtit, pour ainsi dire, le deuil éternel de son âme : ses chants devinrent des cantiques, et la mort de celle qu'il aimait lui donna l'accent de la tombe et de l'éternité. Dans ceux qui aiment de l'amour surnaturel, de l'amour du beau et non de l'amour des sens, l'amour est plus parfait après la mort de ce qu'on aime que pendant la vie de l'objet aimé. L'immortalité transforme le sentiment et l'amour devient culte. On le sent partout dans les sonnets de Pétrarque qui suivirent la mort de Laure ; on trouve le poëte et l'amant dans les premiers; on trouve l'adoration et la piété dans les derniers ; ils sont, pour les cœurs tendres, le manuel de la douleur et de l'espérance. » {Cours familier de littérature, par M. de Lamartine, VI, p. 70.)

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