‹ Les sonnets de PétrarqueChapitre 43 sur 113 · LAURE LUI ETANT RAVIE, COMMENT ET POURQUOI VIT-IL ENCORE · texte numérisé non relu

LAURE LUI ETANT RAVIE, COMMENT ET POURQUOI VIT-IL ENCORE

Poi che la vista angelica serena.

Dans l'état de douleur, dans la nuit ténébreuse

Où je languis, depuis l'essor prématuré

Que prit l'âme de Laure en l'espace a\uré,

Je soulage, en -parlant, ma tristesse amoureuse.

Comment donc songerais-je à cette perte affreuse Sans un regret amer hautement murmuré ? Je n'ai plus désormais de remède assuré Contre mon existence inquiète et fiévreuse.

Cet unique secours, ô Mort, tu me l'as pris, Et tu l'as déposé dans le sein de la terre, Qui garde fièrement de si nobles débris.

Pourquoi me laisses-tu vivre ici solitaire, Puisque l'astre charmant dont je me suis épris Ne m" éclairera plus d'un rayon salutaire?

de la calomnie, ne put dissiper les soupçons de la jalousie. Son amant et son mari furent jaloux l'un de l'autre. Pour calmer les inquiétudes de celui-ci, elle se renfermoit souvent dans sa maison, se privoit de la promenade et de la société. Quelquefois aussi Hugues de Sade avoit l'injustice et la dureté de lui défendre ces plaisirs innocents. Laure étoit sensible, elle pleuroit; mais elle étoit douce, elle obéissoit en silence. Le sentiment de sa vertu la consoloit en secret; elle s'occupoit du soin de sa maison et de l'éducation de ses enfants. » (Vie de F. Pétrarque, p. 159.)

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