IL ESPÈRE QUE LAURE NE L'OUBLIE PAS DANS SA GLOIRE CÉLESTE
Soleano i miei pensier soavemente.
Sur l'objet qui m'occupe avec persévérance Mes pensers s'arrêtaient mélancoliquement . u Peut-être, me disais-je, a-t-elle au firmament « Quelque intime regret de son indifférence ?
* Depuis son dernier jour, depuis sa délivrance, « Des hauteurs de Partir et d'un regard clément, « Elle voit qiCà la mort résiste mon serment. » Tel est du moins mon vœu, telle est mon espérance .
O digne âme! 6 trésor de vertu, de candeur ! Te voilà retournée au sein de la splendeur , D'où tu vins quelques jours pour embellir la terre.
Là, tu reçois sans doute, heureuse d'être au port Et d'avoir ennobli mon amoureux transport, La couronne et le prix de ton mérite austère.
Les regrets du poëte ont parfois un accent de sincérité qui suffirait pour faire croire à la réalité de sa passion. Mais une preuve positive qu'il n'aimait pas une Iris en l'air, c'est qu'il distribua des aumônes et fit dire des messes et oraisons pour le repos de l'âme de Laure. Ce fait, peu connu, est consigné, comme il suit, dans l'Essai de Foscolo sur l'amour de Pétrarque :
« Messer Francesco Petrarca, che è oggi vivo, dice un predicatore domenicano, hebeun amante spirituale apelata Laura : perb, poichè ella mon, gl' è stato più fedele che mai, et ali data tanta fama, che la sempre nominata, et non morirà mai. Et questo è quanto al corpo ; po1 li hafatto tante lemosine, et /acte dire tante messe et orationi con tanta devotione; che s' ella fosse stata la più cattivafemina del mondo, l'avrebbe tratta dalle mani del Diavolo, benchè se raxona che morï pure santa*. »
i Duo copie manuscritte di questi sermoni, cou data ed ortografia del 1372, sono citate del Tiraboschi, vol. V, lib. 3.