‹ Les sonnets de PétrarqueChapitre 78 sur 113 · IL REMERCIE LAURE D AVOIR EXAUCE SON DESIR · texte numérisé non relu

IL REMERCIE LAURE D AVOIR EXAUCE SON DESIR

Dell quai pietà, quai angelfu si presto.

Quel souffle généreux, quel ange fut si prompt A porter dans le ciel ma prière ingénue, Mon désir de revoir, comme je l'ai connue, Celle pour qui mes pleurs sans cesse couleront ?

Voici quelle apparaît, la douceur sur le front $ C'est elle! A son aspect ma douleur diminue; A mon corps languissant la vie est revenue, Mon sommeil léthargique un instant s'interrompt.

O bienheureuse es-tu, Laure, toi qui peux rendre

Aux autres le repos par ton air d'amitié,

Par ces mots que nous deux, nous seuls savons comprend}

« O mon fidèle et cher, de toi que j'ai pitié!

« Mais c'est pour notre bien que je te fus rebelle. »

Voilà ce qu'elle dit et mainte chose belle.

APRÈS LA MORT DE LAURE. 3o3

Carolus Kelsall, Anglicus, Per Avenionem iter faciens, Anuo sal. MDCCCXXI1I.

Nil amplius addere optimè monent Nota hase regii poetœ carmina.

MM. Lafond disent qu'ils ont vu, en 1842, ledicule et l'inscription dans l'un des jardins créés dans l'ancien enclos des Cordeliers. (Dante, Pétrarque..., p. 122.)

Devant ces débris funèbres, M. Auguste Barbier, l'auteur des ïambes, eut la pensée du sonnet suivant, que nous donnons revu et retouché, tel qu'on le lit daus les Silves de 1873 :

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