‹ Les sonnets de PétrarqueChapitre 98 sur 113 · AU CYGNE D'AREZZO · texte numérisé non relu

AU CYGNE D'AREZZO

Divin chanteur d'Italie, Père du sonnet français, Vaucluse reste ennoblie Par tes amoureux essais.

Immortelle est ta folie, Et des bords où tu passais Nulle source encor n'oublie Les doux pleurs que tu versais.

Ton cœur, d'aimante mémoire, De ta poétique gloire Fut le premier ouvrier;

Double et féconde harmonie!

De l'amour vint ton génie, Et de Laure ton laurier!

Mony, 5 janvier 1875.

.Iules du Gères.

suis heureux que mon appréciation de la satire contre Pétrarque (V. le commentaire du premier suunei) soit confirmée par M. <j. Garnier, sonnettiste aussi chrétien qu'habile.

Pétrarque étudiait — au sein de Montpellier — Le droit? — Son digne père avait cette assurance. Un beau jour il s'en vient visiter « Pescholier, » Et le trouve absorbé dans Homère et Térence.

Les poètes formaient seuls tout son mobilier.

— « Quoi! tu trompais, dit-il, ma naïve espérance!.

Et livres précieux volent dans le foyer,

Malgré les pleurs du fils et sa vive souffrance.

Pour un cœur d'érudit auto-da-fé cruel!

Il put sauver pourtant du courroux paternel Deux auteurs préférés : Cicéron et Virgile.

Pétrarque en imprégna sa veine si fertile; Il refléta de l'un le rhythme et la douceur; De l'autre l'harmonie et la grâce, sa sœur.

Narzale Jobert.

Page 1