‹ Les sonnets de PétrarqueChapitre 99 sur 113 · ARQUA · texte numérisé non relu

ARQUA

O monts Euganéens! ô doux pèlerinage!

Par la pensée, au moins, je veux le faire encor... J'allais seul et songeur ; sous l'azur sans nuage Le vent frais du matin berçait les moissons d'or.

Comme mon cœur battait approchant du village Qui pour le pèlerin garde un double trésor : Ta dépouille, ô Pétrarque, et cet humble ermitage D'où ton âme vers Dieu, libre enfin, prit l'essor!

SONNETS A PÉTRARQUE ET A LAL'RE. 3j5

Introduit dans la chambre où, de sa solitude Ayant pour compagnons la prière et l'étude, Expira doucement le poète sacré;

Je fléchis les genoux, chassant la rêverie, Et je redis, d'amour et de foi pénétré, Son immortel cantique à la Vierge Marie.

iq novembre 1874.

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