‹ Les soupers de DaphnéChapitre 5 sur 12 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

jours les Soupers, qu'il les fit imprimer a ses frais [Monet n'en dit rien dans ses Mémoires), et que des exemplaires s'en vendirent jus qu à douze louis. Si ces hauts prix ne se sont pas maintenus, il s'en faut que les Soupers de Daphné aient jamais été communs sur le marché bibliographique ; le Manuel du Libraire en cite diverses adjudications significatives : 9 francs, vente By ; 20 francs, Châieaugiron [cuir de Russie); 17 francs, Aimé Martin [mar. rouge) , auxquelles il faut ajouter celle de la vente Nodier (1829)^ 3o francs [mar. rouge). Il n'y a pas d'ailleurs, si Von en excepte une réimpression belge récente, d'autres éditions que les éditions originales, et Meusnier de Querlon n'a point recueilli les Soupers Jans les Impostures innocentes, comme il l'avait fait pour Psaphion. Avait-il été effrayé de son audace^ Kien ne prouve qu*il ait été inquiété; journaux et mémoires sont muets sur l'impression que dut causer cette allégorie satirique, car, sous l'artifice usé aujourd'hui, mais alors fort à la mode, d'une prétendue traduction de l'arabe (pourquoi de l'arabe?), se cachent une foule d'allusions qui ont exercé la sagacité des contemporains avant la nôtre. Si ce fumet de scandale s'est un peu évaporé pour nous,

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