I. M. Morin, membre de l'Académie des Inscriptions
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suite de Pétrone à Belgrade ; je puis promettre au moins que je n'épargnerai ni soins ni dépenses pour recouvrer, s'il est possible, un manuscrit plus complet que celui de Constantinople. En attendant cette riche découverte, tout ce qu'on peut dire sur ces curieux débris se réduit à quelques observations.
Quoique j'aie examiné le style et le tour de ces fragmens d'assez près pour être bien fondé à soupçonner qu'ils sont l'un et l'autre de la même main, je n'ose pourtant pas hasarder une décision de cette nature, et c'est un point de critique que j'abandonne à gens plus versés que je ne le suis dans la littérature grecque et arabe.
Le premier, qui a pour titre les Soupers de Daphné, paroît être une espèce d'imitation des Festins d'Athénée. L'auteur, dans la description de Daphné, est assez conforme à Procope et aux historiens du
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V^ siècle. Au surplus, je ne puis déclarer si Titianus qui raconte ses aventures n'est qu'un personnage interposé ou le véritable auteur de l'ouvrage. Quant aux Dortoirs de Lacédémone, c'est un dialogue entre Aristippe et Laïs sur la volupté qui pourroit bien être l'ouvrage de quelque philosophe cyrénaïque.
Au défaut des originaux grecs, qui apparemment ne subsistent plus, j'avois dessein de faire imprimer le texte arabe avec ma version, et c'étoit l'avis de bien des gens de goût; mais j'attends une ample collection de variantes pour la donner dans toute sa splendeur et sa pureté.