LES OUVRAGES DE CIVILITÉ
fonctions d'historiographe du roi. Belleforest traduisit tant que, à c< qu'on nous dit, il entretinl sa famille ave<
. Mus La Popelinière (I) ajoute : Il n'y a langue ni science que Belleforest n'ait profanée 11 a barbouillé l'his-
particulière, générale et universelle à sa fantaisie : il a mal interprété un grand nombre de passages, corrompant et falsifiant les matières, et supposant une infinité de ch< qu'il s'était ridiculement imaginées. La Popelinière parle iei de cet écrivain surtout comme historien et cosmographe, mais il est clair qu'il tient Belleforest en petite estime. Belleforest n'en a pas moins rendu de réels services par sa grande fécondité comme vulgarisateur d'oues italiens, et beaucoup de ses contemporains faisaient de lui ainsi que de Gabriel Chappuys. Leurs traduc-
ne justifient que trop les critiques de leurs censeurs. Elles sont inexactes, hâtives, souvent bâclées. S'ils rendent pour l'italien à peu près le même service qu'Amyot pour le grec, ils sont très loin d'y apporter la même conscience et le même savoir. Mais, en général, on n'y regardait pas de si
L'essentiel était de jeter beaucoup d'idées dans la circulation, de produire beaucoup. Ils produisaient énormément. (~\st ce qui explique peut-être que tous les deux ils
occupé le poste envié d'historiographe du roi.
(1) Historien protestant 1 1541-1608) qui a écrit une histoire des premières in dix-septième siècle il était historiographe de
FRANÇOIS DE BELLEFORES'I