V. — Le Pasquil du rencontre des Cocus
Cette facétie de 16 pages petit in-4" renferme la chanson d'un argoticr qui, dans une trentaine de vers entremêlés de jargon, célèbre le maquerellagc. La pièce a été réimprimée dans le tome III des Variélés historiques cl lillc' j-aircs d'Edouard Fournier (p. 217 à ^38) :
Sus donc, point ne nous soucions, Quoy que vrais cocus nous soyons, Pourveu que nostrc doulce mille Nous face foncer de la bille.
De rien il ne nous faut chalioir ; Il fait tousjours bon en avoir.
11 faut aussy que Y andru nielle ' Soit connue la niaistressc belle.
Et que du marpnut le courrier Entende fort bien le mesticr ; • Mais il nous faut bien engardcr Dessus Y endosse les ripper'-^ Pour n'offencer point le marpaat, AfTin qu'il ne face deffaut De foncer à l'appointeinent En jouissant de leur devant,
1. Variante d'andrimdle qu'on lit dans le Sonnet narquois du capitaine Lasphrise (1597). C'est une forme amplifiée d'andre, même sens, niot qui figure dans le glossaire jargonnesque de Guill. Boucliet (1598).