‹ Les sources de l'argot ancien (volume 2)Chapitre 123 sur 238 · Ed. i()6o (iCyçfo): S ig ris · texte numérisé non relu

Ed. i()6o (iCyçfo): S ig ris

^^. Ed. lOOo: GÙner; éd. i83G : Glinet [Fr.-M. ,: Glivet]. II. Ed. 1090(1728): Rabat; 1700 (i836): Tabar.

LE JARGON DE L ARGOT REFORME ^KJ

moil liniogere, à présent on l'appelle une cainbroiise. Un chemin on l'appelloit pelle, à présent c'est un trunard. Man^^cr c'estoit briffer ou gousser, à présent c'est morfier. Une escuelle se nonimoit crolle, à présent une saliverne. Une fressure se nom moi t ditre \ à présent c'est encensoûer. Monnan c'estoit à dire moy, à présent c'est meziere ou meziguand. Tonnant c'estoit à dire toy, à présent faut dire teziere ou tezinguand.

Des Estais généraux.

Pour affermir l'Estat de cette Monarchie Argotique, iceux Vrgoliers ordonnèrent tenir par chacun an des Estats généraux pour adviser aux affaires de l'Estat ; et estoient tenus anciennement juxte la vergne de Fontenay le Comte, et à présent transtolez au Languedoc, pour ce que ce chenastre Pharos du Languedoc, Anne de Monmorency, a fiché une grande somme de michon pour estre employée tous les ans la sepmaine sainte pour fouquer la morphe a toutime les Argotiers, qui se confesseront et communieront le Jeudy Saint, et prieront le grand Havre pour seziere.

En laquelle convocation et assemblée des susdits Estats fut accordé et arresté les articles qui ensuivent.

Arlides accordez aux Estats généraux.

I. Premièrement a esté ordonné qu'aucun Marpaut ne soit admis ny receu pour estre grand Goësre, qu'il n'aye esté Gagou ou Archisuppost.

II. Qu'aucun Argotier ne soit si hardi ne descouvrir ni deceller le secret des affaires de la Monarchie qu'à ceux qui ont esté reçeus et passez du serment.

III. Qu'aucun Myon ne soit passé du serment qu'au préalable il n'ait esté recogneu aflectioner l'Argot, et n'estre froUeux.

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