Ed. 1690 : Bljjodez
3. Faux. « Cet acte est signé par une personne appostéc, qui a pris le nom ou l'habit d'un autre pour tromper le Notaire ou les contractans. » {Dict. de Trévoux).
LE JARGON DE L \RGOT REFORME 2'ii>
qui font semblant de zcrver, quand on les emmeinc, mais en leur cœur en sont bien aise, pour ce que la plupart d'icelles ne sont que ponifles, jamais ne pcaussent aux creux ou castus du grand Havre, ny pioUe où ils sçavent qu'il y a d'autres \rgotiers peaussiez, ils font troller à leurs marquises des empaves qu'ils estendent sur la frétille en quelque grenade et là peaussent et roupillent gourdement. Ils font les piteux devant les Pallots qui leur fouquent du fondant, du duresme et autres nécessitez. C'est de ceux de ceste condition qu'il s'en trouve le plus de rebelles à l'Estat, et ceux qui obéissent fichent aux Cagoux demy rusquin, qui le troUent aux Estais Généraux, en rendant compte au grand Coësre.
Les Malingreux.
Malingreux sont ceux qui ont des maux ou playes, dont la 37 pluspart ne sont qu'en apparence. Ils truchent sur l'Entifle, c'est à dire ils feignent aller les uns à S. Méen', les autres feignent avoir voué une Messe quelque part. Quelquefois ils sont gros, enflez, et le lendemain n'y apparoist que floutiere. Ils morfient gourdement, quand ils sont dans les pioUes. Ils fichent deux combriez.
Les Piettres.
Les Piettres sont ceux qui truchent sur le baston rompu, sont ceux qui ont les jambes et bras rompus, ou qui ont mal aux pasturons, qui bient avec des potences 2. Ils foucquent demy rusquin par chacun an.