‹ Les sources de l'argot ancien (volume 2)Chapitre 128 sur 238 · Béquilles · texte numérisé non relu

Béquilles

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Les Saboiileux.

Sabouleux sont ceux que vulgairement on appelle malades de S. Jean, dont il y en a plus de faux que de véritablement malades. Ils s'amadouent avec du sang et prennent du savon blanc en la bouche, ce qui les fait escumer. Ils triment ordinairement aux Boulles et Fremions, et aux lourdes ^ des Entifles, où il se saboulent gourdement, émeuvent tellement le monde à pitié, qu'ils font gresler en leur comble force michon, dont ils bient morfier, et acquiger grand chère aux piolles franches ou aux castus. C'est ceux là qui fichent le plus au grand Goësre, et qui luy obéissent le mieux.

Les Callots.

Gallois sont ceux qui sont teigneux, véritables ou contrefaits, et tant les uns que les autres truchent tant aux Entifles que dedans les Vergues, pour trouver de quoy faire guarir leur teigne, qui seroient bien marris qu'elle fust guarie. Ils eussent prins le sieur Théodore de Beze pour leur Patron, pour ce qu'il a esté autrefois Callot. Mais à cause qu'ils ne l'ont point trouvé au Callendrier Romain, ils n'en ont point voulu ; et aussi à cause qu'un jour à Paris, il se voulut jetter en la rivière de Seine, pour se noyer avec un sien cousin, à cause qu'ils avoient trop de mal à faire guarir leur teigne, comme luy mesme témoigne en une Epistre escrite à son amy Yolmard. Ceux là fichent sept ronds au grand Coësre.

Les Coquillards.

Coquillards sont les pèlerins de S. Jacques, la plus grand part sont véritables et en viennent, mais il y en a aussi qui

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