Voir ch. m
G. Arch. Nat., X^'SS (11 avril 1469).
35o APPENDICE
Paris et tout le royaiilmc a esté fort scandalisé et aussy l'a esté le Roy, par ce qu'on n'en povoit riens sçavoir desdits receptateurs... »
Au mois de mai de cette même année, on signalait des ruffians et des vagabonds autour d'Agde, et parmi eux un nommé Jean Pellet, autrement dit Coquillon, que son sobriquet paraît ratlaclier aux Coquillards ; et telle était la crainte qu'ils inspiraient qu'on allait jusqu'à redouter une entreprise de leur part sur Agde ^ :
(( Au mois de may derrenierement passé vint à la congnoissance dudit suppliant que estoit grand nombre de ruffiens et malfaicteurs, gens oyseux ot de mauvaise vie et se tenoient près dudit territoire d'Agde... sur la rive de la mer, desquels on disoit estre chief ou conducteur d'un nommé Jean Pellet, autrement dit Coquillon, lequel estoit venu de par avant du chasteau de Severac ou il avoit esté pour le comte d'Armignac... et que desdits ruffians et malfaicteurs une partie estoient à diverses fois veue oudict Adge et illec se metoient en l'église, comme lieu de franchise et immvmité ; et pour ce que certaines galleres, coursaires du roy d'Arragon, nostre ennemy et adversaire, estre presque tous les jours sur la mer illec environ, dont estoit à présumer que lesdits ruffiens et malfaicteurs voulsissent faire quelque entreprise avec les gens dudit roy d'Aragon à l'encontre de la ville d'Adge et des habitans d'icelles ou d'autres lieux; circonvoisins... »
A Paris, en 1472, on voit encore opérer une bande d' « oyseulx et de vagabonds » ; ils se donnaient comme des sergents de la Prévôté « habillez de plusieurs robbes et riches habillcmens, portans espées et grans cousteaulx^ ».
Il n'est peut-être pas sans intérêt de signaler que dès le xv"' siècle on prit le parti de faire enfermer les « caymans et gens oysculx » et de leur imposer une tâche ; ils devaient curer le Morin et le rendre navigable, enlever les immondices autour du Ghàtelet de Paris 3.