Basin
!\. (iruel.
.'). Menus propos par le temps (jui court (Montaiglon, XI, 869). 0. Poésies, p. 9.
356 APPE>DICE
pillards, les Kcorcheiirs ^, qui nous présenteront le type accompli du banditisme militaire. Nul doute que leur organisation et leurs mœurs n'aient influencé les sociétés de malfaiteurs qui les suiviont de si près.
« x\ussitôt après la publication du traité d'Arras, les bandes de deçà la Loire constituèrent, au vu et au su de tout le monde, une société fortement unie, et dont les suppôts de tout arme et de tout grade furent baptisés dans le peuple du nom d'écorcheiirs. Ecorcheurs voulait dire des bandits qui dépouillaient jusqu'à la chemise ceux auxquels ils s'attaquaient. » 2
Les Ecorclieurs présentent des analogies évidentes avec les Grandes Compagnies du siècle précédent. Ils sortirent comme elles d'un traité (Vrras, i435) et terminèrent leur carrière en i4-i4 par l'expédition du Dauphin contre les Suisses-'. Le nom d'Ecorcheur ne se rencontre pas dans les actes olFiciels de la cliancellerie. C'est le peuple quileur imposa ce surnom en raison de leurs excès et de leurs cruautés^ ; ils mettaient les gens littéralement à nu ^. Mais en Bourgogne et en Lorraine on les nommait ainsi ; sur les bords du Rhin, armagnacs. On les trouve en Champagne d'abord, en Bourgogne, dans le Lyonnais; puis en Lorraine et en Alsace.
L'ordonnance du 2 novembre i^Sg rendait, il est vrai, les capitaines responsables de leurs hommes et posait le principe que seul le roi a le droit de lever dos troupes, de nommer les capitaines de gens d'armes à solde. Mais on rencontrait les plus grandes diflîcultés à nettoyer la France des « gens tenans les champs qui n'estoient point souldoycz ^ ». On décida de les mener une première fois devant Avranches ; une autre fois à Tartas(i442) ; enfin en Suisse et en Alsace (i444).
Tout leur était bon : bétail, bêtes à laine, pourceaux. Ils