Arch INat., JJ 188, p. Si (février i/|5(), n. st
/). Arch. Aat., X^' 32, n avril 1 '1G9 (affaire de Perrin Moyncl).
été enlevé à un fleuron d'une couronne d'or et remplacé par une fausse pierre de même couleur'.
Vers i463, l'église Saint-Quiriace de Provins avait été dévalisée 2 « par cinq ou six larrons, l'un desquelx fut exécuté à Avi«i:non ». La liste des Coquillards si^^nale un certain Raynionnet, mort et jcttez en un puis en Avujnon. Le vol dans les églises ne parait pas toutefois avoir été une spécialité des Cotpiillards. Cependant ils avaient deux mots do jargon pour désigner un prêtre : un lierre ou un ras. liar sur Aulbe avait dérobé un bréviaire à un religieux en Poitou ; quant à l'église de Saint-Michel de Dijon, elle fut crochetée et dévalisée en 1459. François \illon prit part au crochetage et au vol du collège de Navarre ; il méditait, dit-on, en Anjou une expédition aux dépens d'un sien oncle religieux.
Une autre classe de voleurs était celle des coupeurs de bourses. On les voit depuis très longtemps commettre leurs larcins ; ils opéraient dans les foires, dans les églises : les femmes surtout étaient une proie facile. 11 est curieux de voir que les coupeurs de bourses opéraient parfois au Palais même où les plaidoiries amenaient la foule ^. En jargon on nommait les coupeurs de bourses vendangeurs et la bourse foullouze. Une autre ruse des voleurs était celle du blanc coulon. Ce dernier liait connaissance avec un marchand, couchait dans sa chambre, lui dérobant son argent et ses robes qu'il jetait par une fenêtre à un compagnon qui l'attendait dehors.