‹ Les sources de l'argot ancien (volume 2)Chapitre 201 sur 238 · I. Ordonnances, XVill · texte numérisé non relu

I. Ordonnances, XVill

?.. Arch. rVat., X^' 83ii, fol. 3'j8 (3i juillet 1/170).

6. Bibl. Nat., ms. fr. 53oo, fol. 68, i3 sept. 1/469 (affaire de Georges de Jennes, pris cinq fois pour tel cas et rendu a l'évêque comme clerc).

redoutables joueurs : le befjleur qui amène les simples à jouer, le desbochilleur qui gagne aux dés, aux cartes et aux marelles tout ce qu'a un simple homme, le pipe ur qui joue avec des dés avantagés ou de forte cire. Les dés se nommaient les arques, les marelles saint marry^ ou saint-joyeux, les cartes taquinade. Les dés avaient encore divers noms : madame, la vallée, le gourt, le muiche, le bouton, le riche ; fustiller les dés, c'était les charger. Un autre de leurs jeux se nommait la queue de chien. Cette simple énumération nous fait comprendre pourquoi de bonne heure les |eux de hasard ont été interdits en France. Au temps de saint Louis le jeu d'échecs même était réglementé'^. Une ordoimance de Paris de i256 interdisait la fabrication des dés ^ :

(( Item que la forg^e des dez soit deffendue et devée par tout nostre royaume, et tout homme qui sera trouvé jouant aux dez communément, ou par commune renommée fréquentant taverne, ou bordel, soit réputé pour infâme et débouté de tout témoignage de vérité. »

Une autre ordonnance de iSig ''' interdisait le jeu de dés, de Iric-trac, de quilles et de boules. Enfin, en 1869, on voit que Charles V ordonnait à ses sujets de s'exercer au jeu de l'arc, utile pour la défense du royaume, tandis qu'il prohibait les jeux de hasard : « tous geux de dez, de tables, de palme, de quilles, de palet, de soûles, de billes ^... » L'ordonnance du prévôt de Paris de 1897 nous fait connaître les raisons d'interdire les jeux dans les cabarets ^ :

« phisicurs gens de métiers et autres du petit peuple quittent leur ouvrage et leur famille pendant les jours ouvrables pour aller jouer à la paume, à la boule, aux dez, aux cartes, aux quilles et à d'autres divers jeux en divers cabaretz : que plusieurs d'entre eux après avoir perdu tout leur bien s'adonnent à voler, à tuer, et à mener une très mauvaise vie, ainsi qu'il a été reconnu par la confession de quelques uns de ce caractère... »

1. On trouve déjà ce surnom dans un document du 2/1 décembre 'i^G (liibl. Nat., Dupuy 25o).

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