Arch. Com. de Dijon, I loj, n
/i. Arcli. Com. de Dijon, C b, pièce .ô5.
b. Arch. Com. de Dijon, B lOi, loi. 70.
LA BA-\DE DES GOQUILLAUDS l LE JARGON 4' l
Au mois d'août i456, il est dit pauvre compagnon iiallier, chargé d'une femme et de trois petits enfants : il était alors prisonnier à la Conciergerie pour avoir dérobé deux écus d*or et deux blancs à un orfèvre du Pont au Change ; il volait ensuite un couteau. Dans les prisons du Chàtclct Morcau avait fait connaissance d'Alain le Cenlil et s'était évadé avec lui '.
Mais il est évident que le guet que l'on faisait par la ville amena les malfaiteurs à se disperser. On dit au mois de juillet 1459 « que lesdils sacrilèges et larrons se sont en une grant partie eslongnez de ladicte ville ; et en y a eu des mis au darrenier supplice cl si en y a. eu des bannis ».
C'est donc hors de Dijon et de la Bourgogne qu'il nous faudra suivre maintenant les Coquillards. C'est ainsi que les annotations sur rinformation nous apprennent que Loys eslercur fut pendu à Amiens; Raymonnet, condamnée mort, jeté dans un puits en Avignon ; (lodeaul mis à mort ; Antoine de Bonneval banni de Dijon ; Denisot le Clerc bouilli comme faux monnayeur : le petit François de Roucy et le petit Philippot de Kouei), pendus; Tassin le ^erdois, condamné à mort comme (Judinet le Cordonnier, Guillemin Viande-Creuze et Tassin le Mcsnagicr ; Tartas fut pendu à Lyon ; pendus également Regnault le Bourguignon et Rosay ; Valentin fut misa mort à (irenoble; le petit Espagnol pendu à Tours; Le Bouchier pendu à Paris ; le Borgne de Chalon condamné à mort; Le Rousselet de Savoye mourut en Provence ; le Poursuyvant se fit arrêter à la foire du Lendit et fut rendu le 18 juin i4'i') aux religieux de Saint-Denis qui lui firent son procès'-.
Voici quelques renseignements sur d'autres Coquillards.
Bar sur Aulbe était le surnom de Dimanche le Loup. 11 semble bien que ce soit le personnage visé dans une lettre du procureur de Saumur au président des comptes d'Anjou « touchant deux prisonniers qui sont crochctteurs estans es prisons de Saumur »^. Ils avaient été pris la veille de la Saint Jehan et le procureur les avait trouvés « varians et fort menteurs ». L'un d'eux, Le Loup, natif de Chinon, confessa avoir été en prison à Tours depuis deux ans pour avoir