‹ Les sources de l'argot ancien (volume 2)Chapitre 43 sur 238 · Antiquités de la ville de Paris, t. I, p. 5i · texte numérisé non relu

Antiquités de la ville de Paris, t. I, p. 5i

LE XVr SIÈCLE l\'J

façons de vivre aux personnes que je viens de décrire, dire ce qui s'appelle la bonne aventure, et prendre tout ce qu'elles peuvent attraper ^ »

Depuis lors, les argotiers de France ont souvent dû venir en contactavec cette race nomade, mais le jargon du XV'' au XYiiV' siècle n'en porte aucun vestige. A l'inverse des argots germaniques {roiwelsch et cant) et romans (fourhesque, germania et calao), plus ou moins farcis d'emprunts tsiganes, l'ancien argot français en est resté tout à fait exempt. Par contre, les Bohémiens s'étaient tellement assimilés le jargon que la langue des Romanischels du Centre et du Nord de la France en porte encore des traces nombreuses-.

Nous étudierons plus loin la constitution de la classe des Mercelots, ainsi que l'organisation hiérarchique du royaume de l'Argot, dont la u Vie généreuse », dans son dictionnaire blesquin, mentionne les deux grades :

GoESRE. Le premier des Gueux.

Cagou. Lieutenant des Gueux.

L'une et l'autre appellations représentent des méta-

1. Cf. VHistoire générale des Larrons, première partie, contenant (des cruautez et meschancetez des voleurs», Paris, 1G23, cli. xxxix : « Arpalin... se meslant parmi des vagabonds, de ceux qu'on appelle Bohémiens, il pratiquoit toutes leurs fourbes accortement ; tantôt il jouoit des gobelets, disoit la bonne aventure, dansoit sur la corde, et faisoit des sauts périlleux... »

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