‹ Les sources de l'argot ancienChapitre 104 sur 157 · Voir Revue des Etudes Rabelaisiennes, t. ix, p · texte numérisé non relu

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AM0RE(?), fourchette. II. ',<i. ',<)•

AMOUR, chiffonnier, Yid., IT, m. dont la hotte est plaisamment comparée au carquois de Cupidon. Appellation facétieuse, comme celle de Cupidon, Tune et l'autre d'origine livresque.

AN, le plus ancien suffixe de déformation pronominale, \ill.. I, i.m (yostre an), i3o (toi bus), i3i (vos ensK i>4 ivoz empsi: Me, F, i£8 (son sn) ; H., I, 1 7 ^ (son han): J. 1628,1, ïig monna;i, lomvm 1.

AN CM. litre, II, 70.

ANCE, eau. Vie, I. i65 ; H., I, 178 ; Resp., I, 204 (lance, .1. 1638, I, 196, 220, et 1836-1849, *• 2°9 ! Granv., I, 333; Chauff., II, 91 ; Yid., II, i3g ; Gloss., II, 176) ; — anc. fr. anse, angoisse, anxiété : cl', germ. ansia (fourb. lenza), même sens. I);iiin la procédure criminelle du passé, l'eau servait souvent comme instrumenl de torture : la question à l'eau — anse, torture — a fini par désigner l'eau elle-même. Cet ancien terme de jargon, commun aux argots romans, a trouvé un dernier refuge dans le bas-langage, IT, 21 G. Y. lance et ses dérivés.

ANCE, oreille, v. an**-.

[ANCICLE = antirle. Nie, I, 65.

ANCRÉE (?), mètre, II, ',<>.

ANDOSSE, v. endosse.

ANDOUILLE, homme indolent, Yid., II, ni. Bas-langage.

ANDRE, femme, B. I, 173, 174, propr. prostituée, sens du mot en moyen français ; — : cf. fourb. landra, même sens.

ANDRIMELLE, même sens que le précédent, I, 3o3 (andrumelle, I, 175), forme amplifiée parallèle au fourbesque andrimola, mère.

[ANGAUCHE] = angluche, J. i836, I, 199, 200.

ANGE, sergent, valet de bourreau, Yill.,I, 122 (angel, angle, Yill., I, 127); Ylyst. Chr., I., 291. Ylétaphorc d'origine vulgaire, I, 112.

ANGLAIS, oie, J. 1690 (Oudin, i653 : Anglois, un'occa). Appellation facétieuse : le milieu aquatique est commun aux palmipèdes et aux Anglais.

[ANGLUAS] = Anglais, I, 191.

ANGLUCHE, 1° Anglais, Angleterre, J. 1628, I, 246 ; 2° Oie, J. 1628, 1, 191 ; Chauff., II, 93, 95 (angluce, J. 1660 et 1849, I, 191, 200; Granv., 1, 329); V. Anglais.

-27O GLOSSAIRE ETYMOLOGIQUE

[ANGOISSE] == angluce, I, 191.

ANGOULÊME, bouche, Granv., I, 329 = J. 1728 à 1849, '> 200. Calembour géographique, d'origine vulgaire, donné déjà par Oudin(i64o) : « Aller en Angoalesme, par allusion à engoulé, c'est-à-dire avallé, beu ou mangé. » Cf. d'Hautcl (1808) : «< Avaloire, gorge, gosier, ce que le peuple appelle plus plaisamment encore, vallée cTAngoulême, vallée de Josaphat. — Le variai d'Angoulême, pour dire le gosier, la gorge ; pour faire entendre qu'un homme s'est ruiné par intempérance et sensualité, on dit : Toute sa fortune a passé par le canal d'Angoulême1. »

ANGUER, pendre, B., I, 172, 178, peut-être môme mot qu'anger, marier (cf. I, 170), par l'intermédiaire d'une forme dialectale. V. marier.

ANGUILLE, ceinture, Vid., II, m : ressemblance de forme. ANITERGE, mouchoir, II, 46, 48. Terme facétieux. ANQUILLEUSE, voleuse qui cache entre ses jambes la marchandise dérobée, Granv., I, 329; Vid., Iï> 129 (enquilleuse). Terme jadis populaire, I, 76. V. enquilter.

ANSE, ance, oreille, Coq., I, 97 ; Vill., I, 122, i3G (ence) ; Vie, I, 164 ; B., I, 173 ; — cf. germ. asa, même sens (= anse). Image liréedes anses d'un pot (cf. I, 173 note) : « Bien accomparoit telles manières de gens à des vases à deux anses, qui se transportent aisément par les aureilles là où l'on veult, h Amyot, Mauvaise honte, ch. xxiv.

ANTICLE, messe. Vie, I, i53 (antigle, I, iG3, et ancicle, I, i65), prononciation vulgaire d'antique, la messe étant conçue comme un très ancien office ; bier sur l'anticle, c'est feindre d'avoir voué une messe à quelque saint pour éviter un malheur, Vie, I, i53.

ANTIFFE, entiffe, antifle, entiffle, 1° Eglise, J. 1O28, I, 194, 220, 242 ; Granv., I, 33i ; — anc. fr. anlif, entif, ancien : l'église, c'est l'ancienne maison ou institution (cf. anlicle) : 2° Marche; battre l'antiffe, marcher, Granv., I, 325, 829, 33o = J. 1728-1849, I, 186, 200, 201 (cf. 58, G4, 70, 76). Ce sens est induit du précédent : battre l'antiffe, propr. battre (le pavé de) l'église pour demander l'aumône, d'où, d'une part, la notion de « battre l'estrade » (= marcher), et d'autre part, celle de « dissimuler, faire le niais » (\id., II, ii4 : battre

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