‹ Les sources de l'argot ancienChapitre 122 sur 157 · II. 160 : Doc., II · texte numérisé non relu

II. 160 : Doc., II

ICOULOIRE] = tonloire, II, 38.

COULON (blanc), espèce de filou. Coq., I, 90, 110 ; propr. blanc pigeon (= innocent), c'est-à-dire qui fait le niais pour attraper la dupe ; — anc. fr. et dial. coulon, pigeon, nom

désignant aujourd'hui plutôt la dupe (cf. gcrm.palomo, simple ou niais).

COUPÉ, dans la misère, J. 18/19, '» 204. Terme de joueur lors qu'il a tout perdu au jeu.

COUPER, v. pont.

COUPLARD, couteau, J. 1849, I, 204, c'est-à-dire coupe lard.

COUPLAUS ? Vill., I, i3o, i36(coulpeaux).

COUR DES MIRACLES, séjour des gueux, I, 54-56, 245, 297.

COURBE, 1° Epaule, Vie, I, 1/47, i64 ; J. 1628, I, i93, 220 ; Resp., I, 25i ; 2° Jambe, B., I, 173. Toutes les deux sont souples, se courbent.

COURSIER, tour subtil de bâton, Vie, I, i48.

COUREIÈRE, besace qu'on porte sur l'épaule, Vie, I, i54.

COURIR (se), se méfier, Vid., II, 125, propr. fuir pour se garer.

COURRIER, maître (?), B., I, i73 (cf. i75 et Sd3).

COURRIER DE HAULTMONT, Dieu, B., f, i73, c'est-à-dire courrier d'en haut, du ciel : Dieu conçu comme un Mercure céleste.

COURRIER DES QUANTONS, geôlier, Vie, I, 166, c'est-à-dire messager des prisons.

COURRIERS (?), pieds, II, 47-

COURTANGE, la Courtille, Vid., II, ia5,

COURTAUDS DE BOUTANCHE, voleurs de boutique opérant surtout l'hiver, J. 1628, I, 226 (cf. 322); Granv., I, 33i. En français, courtaud de boutique désignait le gros commis ou marchand, avec ce sens chez Régnier, Satire Y : Il n'est crocheteur ni courtaud de boutique Qui n'estime à vertu l'art où sa main s'applique. On appelle proverbialement courtaud de boutique, nous dit le Dictionnaire de Trévoux, un garçon ou marchand, un artisan, un homme de peuple qui travaille en boutique. De môme, d'Hautel, II, 18.

COURTE, le membre, Vid., Il, 125 ; — cf. courtaud, môme sens (Oudin).

COUVRANTE, casquette, Gloss., II, i75.

COYS, v. coues. — [cabane, cellier, cabaret], II, 36.

CRACHER, parler, Vid., II, ia5, sens encore usuel au xvic siècle, I, 87, répondant à l'ancien baver, bavarder. Chez les Coquillards dijonnais, cracher était un avertissement convenu

GLOSSAIRE ÉTYMOLOGIQIE i'I

de se méfier, I, ioû ; il sort encore aujourd'hui comme signe de reconnaissance entre les voleurs (v. accent) : « Quand les voleurs sont réunis pour nu coup à faire et qu'ils doutent d'un étranger, celui qui a des soupçons, crache par terre d'une certaine façon » '.

CRACHER AU BASSIN, donner de l'argent à contre-cieur, \id.. Il, ia$. expression fréquente chez les écrivains du \m siècle, que Rabelais explique à sa manière dans l'ancien Prologue au IV livre de Pantagruel

CRAFFEURS, épithète que Taingui donne aux vilains, J. 6, propr. crasseux : dial., Reims, craffeux, sale, malpropre.

CRAMPE, évasion, Gloss., II, 169; Doc, II, iq3 (crompe).

CRAMPER, fuir, s'évader. Chauff., II, 92 ; Vid., II, iaâ; Doc, II, 18G, 188, propr. épromer une crampe.

CRAMPONNER(?). voler. Lilt.. II, 2o3.

CRAPAUD, cadenas, Vid., II, 120, sens du mot en moyen français : « La clef du crapauld d'icelle porte » (iiôg).

CRAQUELIN, menteur, Granv., I, 33i = J. 1728-1840. Mot tiré du bas-langage.

CRÉATEUR, peintre I. \i ; II, 99. Terme franchement littéraire qu'on lit chez Vidocq.

CREDO (?), potence, II, 58, 77.

CRÉPINE, bourse. Vid., II, 120, propr. résille (= réticule).

CRES ! vite, J. i836, I, 204, aujourd'hui cresio ! attention ! — dial. cresti ! forme euphémique de sacristi ! sapristi ! V. acre.

CRESPINIÈRE, beaucoup, J. i836, I, 204, c'est-à-dire ce que renferme une bourse. V. crépine.

CREUSE, gorge, J. i83G, I, 204.

CREUX, maison, Myst. Test., I, 267 ; J. 1628, I, 193, 23o, 240 ; Resp., I, 207 ; Granv., I, 33i ; — cf. germ. caverna, maison.

CRIBLAGE, criaillerie, Doc, II, 192.

CRIBLER, crier, Rat, I, 339 ; Vid., II, 125 ; J. i83G, I, 204. Mot déformé de crier. V, Chienlit.

CRIBLEUR. crieur, J. i836, I, 204 ; Vid., II, 120.

CRIC CROC ! formule pour trinquer, J. 1628, 1, 217 ; Granv.,

33 1. V, crique.

CRICHE (?), pièce d'argent, II, 58.

CRIE, viande, Vie, I, i5C, i65 ; B., I, 178 (« du lard »);

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