‹ Les sources de l'argot ancienChapitre 150 sur 157 · Cf. Bijvanck, Essai sur Villon, p. 187 et · texte numérisé non relu

Cf. Bijvanck, Essai sur Villon, p. 187 et

2. Ajoutons-y ce passage des Cent Nouvelles Nouvelles, n" LXXVIIl : « Du plue et butin qu'elle avoit à force de ses reins conquesté ».

PLU RE, v. pelure.

POCAPIQUER (?), sauter, II, 47.

POCHARD, ivrogne (pocharderie, ivrognerie), Vid., II, i5o, c'est-à-dire sac (poche) à vin. Mot devenu populaire.

POGNE, main, Vid., II, i5o, iq3; — Norm. poigne, même sens. Bas-langage.

POGNON, argent, J. 1849, I, 2i3, propr. ce qu'on empoigne. Bas-langage.

POGOIS ? \ ill., I, 126 (et pougois). — [bouge], II, 37.

POIGRE (?), poète, II, 59.

POINT (un), un franc, Vid., II, i5i. Terme des marchands d'habits.

POINT DE COTÉ, ennemi des pédérastes, Vid. II, i5i : il est gênant comme un point de côté.

POISSANCHER, voler, Litt., II, 1 96. V- poisser.

POISSE, fripon, voleur, Chauff., H, q\ ; .1. 1806, I, 2i3 ; Vid., II, i5i. Terme des voleurs de province. On disait jadis, dans le même sens, poissard, I, 67.

POISSER, voler, Chauff., II, 94, 9.'); Vid., II, i5i ; Doc, II, 179, propr. avoir de la poix aux doigts (v. pègre).

POISSON, souteneur, J. 18% I, 2i3 ; Granv.M, 335; Vid., II, 1 5 1. Appelé jadis poisson d'avril, « parce que d'ordinaire les maquereaux se prennent et se mangent ce mois-là » (Oudin).

POITOU (le), non, rien, Granv., I, 335 ; Rat, I, 339 ; Doc, II, 179, 190. Calembourg géographique ', déjà ancien, I, 34, remis depuis peu en circulation par les rôdeurs de barrières, qui en ont fait poiton et poile : « As-tu vingt ronds ? — Du poiton » (Rigaud). — [précaution, public], I, 34 ; II, 68, 69. V. Niort.

POIVRE, 1° Poison, Vid., II, i5i ; 2° Eau-de-vie, Vid., II, i5i. Anciennement, dans le bas-langage, le mot désignait le mal vénérien (Oudin). — [poisson], II, 58.

POIVRER, payer, Vid., II, i5i, propr. vendre trop cher, pendant du synonyme saler. Dérivés : poivrement, paiement, poivreur, payeur, Vid., II, i5i.

POIX, vol, \ ill., I, i33. Ancienne métaphore commune aux synonymes pègre et poisser.

1 . Le Poitou était jadis un des foyers des gueux : « Il y avoit alors une gaillarde Académie de larrons en Poictou, n'en déplaise à la (iascogne ni à la Bretagne », lit-on dans le Fœneste de d'Aubigné, Œuvres, t. II, p. 488.

l\2 G GLOSSAIRE ÉTYMOLOGIQUE

POLIR, voler, Vill., I, i38. Métaphore analogue à nettoyer. De même, dans la germania : polir, voler ; polir le bitume, v. bitume.

POLISSE, vol, J. i638, I, a32. Dérivés : polisseur, voleur, Vill., I, i35 (polliceur), répondant au polidor, receleur, de la germania ; polisson, 1° Voleur ; 2° pi. Polissons, classe de gueux qui vagabondaient presque nus, avec un pourpoint sans chemise et un chapeau sans fond, J. 1628, 1, 220 (cf. 322) ; Granv., I, 335. Au sens de débraillé et licencieux, le nom a passé au xvue siècle dans la langue générale, I, 02, où il subsiste encore comme un dernier souvenir de la Cour des Miracles.

POLOCHON, traversin, J. 1849, I' 2l3- Origine inconnue. Mot passé dans le langage des casernes.

POMAQUER, perdre, LitL, II, 201. Dérivé moderne de paumer, même sens, II, 244-

POMER, 1° Prendre, prendre sur le fait, J. 1849, I, ii3 ; Granv.2, 1, 335 ; Doc, II, 181 ; 2° Perdre, II, 244- V. paumer.

POMMARD, bière, J. 1849, I, 2i3 ; Granv.M, 335 ; — Norm., pommard, cidre.

POMPE ASPIRANTE, botte percée, J. 1849, I, 2i3. Ironie.

PON, cheval, Yid., II, i5i. Peut-être abrégé de poney.

PONANTE, prostituée, Yid., II, i5i, propr. le derrière, ancien mot du bas-langage parisien. Encore usuel, II, 247-

PONIFLE, putain, femme de voleur, J. 1628, I, 198, 223 ; Resp., I, 252. Mot déformé de ponante, prononcé aujourd'hui poniffe, II, 247 : cf. passans et passifes.

[PONISSE] ^pom/Te. J. 1690, I, 198 ; Granv., I, 335,

PONNE, jument, Chauff., Il, 92. Y. pon.

PONT, carte cintrée, en forme de pont : faucher dans le pont, couper un jeu de cartes à l'endroit préparé par le grec, et, fîgurément, donner aveuglement dans tous les pièges, J. 1849, 1» 2°6> 2i3; Yid., II, i5i ; Gloss., II, 170. Y. faucher.

PONTES POUR L'AFF, fripons réunis, Yid., II, i5i, c'està-dire ponteurs ou joueurs pour tricher. Y. aff.

[PONTIFLE] = ponijle, J. 1628, I, 198, 243.

PONTONNIÈRE, prostituée qui exerce sur les ponts, Yid., II, i5i.

1. Eugène Sue, dans les Mystères de Paris, a donné le nom de Ponisse à la tavernière de la Cité, à l'ogresse du Lapin blanc.

POQUE. main. ChautV., Il, o/J, 96 ; — Norm., poi/ue, même sens.

PORTANCHE, portier, Vid., II, i5i.

PORTANS Uesi. tes pieds, Vie, I. 164.

PORTE-LUCQUES, portefeuille, Vid., II, 1S1. V. laque.

PORTE MINCE, même sens, Nul.. Il, i5i, propr. portepapier. \ . milice.

PORTE-TREFFLE. culotte, Vid., II, i$i.\. trefjle.

POSER ET MARCHER) DEDANS, s'embrouiller, perdre la této, J. 18^9, I, 2i3: Granv.-, f , .">,"> r> ;Gloss., II. 167. Expression triviale du bas-langage prise ici figurément.

[P0SGUELLIN]:=/)a6-^W//,. .1. i6a8. 1, 198.

POSSANTE, arquebuse. Nie, I, i65 (Vie2, I, iC5 : poussante).

POSTICHE, forain chargé du boniment dans les parades. Vid., II, i5i. Terme de saltimbanque répondant au fourb. posteggiatore, charlatan, propr. celui qui se poste devant le public. V, boninit'itt.

POT (vol au), genre de charriage ; potier, voleur au pot, Vid., II, i5i.

POT, cabriolet, Vid.. II, i5i : vague ressemblance de forme.

POTEAU, ami intime, complice, Litt., II, 3o3, propr. grosse jambe, même association d'idées que dans le synonyme zigue.

POTRE, lit, J. 1728, I, 197 ; — Champagne, poutre, grabat, paillasse. Cf. fourb. pollro, lit.

P0TUR0N,v./)a/uro/,.

POUCHON, bourse. J. 18^9, I, »iâ; Granv., I, 335 ; — Bas- Maine, poucfwn, poche, sac.

POUGOIS, v. pogois.

POUIC, rien, Granv.2, 1, 335. propr. peu ; — Poitou, po/c, peu.

fPOUIFFE] = ponijje, J. 1849, 1, 186, 2i3. — [argent], II, 78.

[POUISSE^ = punisse. J. 18*9, I. ai3

POULAINTE, vol par échange, Vid., II, iôi. Origine inconnue.

POULE D'EAU, blanchisseuse, J. 18^9, I, »i& Ironie.

POUPARD (nourrir le), préparer le vol, J. 18^9, I, m, ai3. Le vol est conçu comme un enfant à soigner, jusqu'à ce qu'il soit prêt à marcher. V. môme et nourrir.

POUPÉE, soldat, Vid., II, i5i. V. marionette.

[POUPINER] = goupiner, Vid., II, 99.

POUR, peut-être, Vid., II, i5i.

420 GLOSSAIRE ETYMOLOGIQUE

POURLUER, regarder, Vil]., I, i35. Terme passé dans la poésie libre du xve siècle1. V. luer.

POUSSANTE, v. possante.

POUSSE (la), la gendarmerie, J. i836, I, 209, et 1849, I, 2i3 ; Granv.2, I, 335 ; Gloss., Il, 1G7. Terme usuel dans le bas-langage du xvme siècle, à côté du synonyme pousse-cul (v. Fr.- Michel).

POUSSE-AU-VICE, mouche cantharide, Vid., II, i53.

POUSSIER, 1° Poudre, J. 1849, L 2l3 ! 2° Argent monnayé, Vid., II, 1 52, propr. poussière (sens dialectal du mot). Terme du bas-langage du xviue siècle, I, 68, 69.

POUSSIER, lit, J. 1849, *' 2I^ propr. pucier. Bas-langage.

POUSSIÈRE (fabricant de), faux monnayeur, Gloss., II, 175, V. fabriquer.

PRÉ, bagne, tout particulièrement celui de Toulon et de Brest, J. 1849, I,2i3 ; Granv.2, 1, 335 î v"*., H, i52 ; Doc, II, i84, 188 ; pré salé, mer, Doc, II, 192. Image agricole, II, io4.

PRÉFECTANCE, préfecture, Granv.2, I, 335.

PRESSE (la), la guillotine, Vid., II, i5a.

PRÊTRE, comédien, Vid., II, i52. Ironie.

PREVOT, geôlier, J. 1849, I, 2i3; Doc, II, i85.

PRIANT, chapelet, J. i836, I, ai3. Induit de priante.

PRIANTE, 1° Messe, J. i836, I. ai3; 2° Eglise, Vid., II, i52. Terme des voleurs du Nord.

PRIE-DIEU, cadre, J. 1849,1, 2i3.

PROAIS, v. proye.

PRODUISANTE (?), terre, II, 59.

PROFONDE, 1° Cave, J. i83G, I, 2i3; Vid., II, i52 ; Doc, II, 180 (= parfonde) ; 2° Poche, Rat, I, 33g ; Granv.2, I, 335 ; Gloss., H, 176; Doc, II, 178, ce dernier sens passé dans le baslangage, II, 247-248.

PROMONT, procès, promoncerie, procédure, Vid., II, i52.

PRONIER, père (pronière, mère), J. i83G, I, 2i3, c'est-à-dire prôneur.

PROPHÈTE, cave, Chauff., II, 91. Jeu de mots sur profonde, au même sens.

PROSE, anus, Chauff., II, 94, contracté de proaise, répon-

1. Parnasse satyrique, éd. Marcel Schwob, p. 123 : Quant l'on vous voit marcher, En pourluant vostre vieil...

dant à lit. proese, amarre de la proue. V, emproseur et proye.

PROUTE, plainte en justice, prouter, se plaindre, prouteur, plaignant, Vid., II, i5a; Doc., II, i85; — Anjou, Poitou, etc., {iront, pet bruyant, prouter, lâcher un vent avec bruit : même association d'idées que dans son synonyme pet.

PROYE, anus, Vie, I, 164 (proais) ; J. 1628, I, 198, 222; Granv., I, 335: propr. proue de vaisseau, les latrines des matelots sur les navires à voiles se trouvant à la proue ; de là, filer du proye, aller à la selle, propr. filer du cable de proue {ci. filer). V. prose.

• PRUNE, balle. Bas-langage. V. empruner.

PRUNE DE MONSIEUR, archevêque, Vid., II, 102, d'après son habit violet.

PUILLE, argent, Coq., I, 97. Origine inconnue.

PUNAISE, 1° Prostituée, Vid., II, i5a ; 2° Même sens que tape.

PURÉE, cidre, Vid., II, i5a. Appellation facétieuse.

PUYMAURIN (?), âne, II, Gi. Prétendu mot de jargon.

QUANT ON (cf. courrier), v. canton.

QUART-D'ŒIL, commissaire, Rat, I, 33g (cardeuil) ; Ghauff., II. (ji ; (Iranv.2, 1, 335 ; Vid., II, 121 ; Doc, II, 179; J. i84g, 1, 2i3. Il guigne le malfaiteur, II, 89: cf. Berry, quarl-d'œil, coup d'œil furtif, œillade qu'on jette du coin de l'œil. Encore usuel, II, 2^8.

QUATRE ARPENTS, cimetière, Gloss., II, i74-

QUATRE COINS, mouchoir de poche, Vid., II, i52. Terme des voleurs lyonnais.

QUELPOIQUE, rien, Vid., II, 102 ; Doc, II, 191. V. pouic.

QUEM (faire son), faire de l'embarras, faire l'important, Gloss., II, 167. Bas-langage.

QUENIENTE, pas ou point, J. i836, I, 2i3. V. niente.

QUENOTTIER, dentiste, Vid., II, 1 52 ; — quenotte, dent, mot du bas-langage.

QUEUE DE CHIEN, jeu de la courroie, Coq., I, 108.

QUIGE HABIN, v. aquige.

QUILLE, feuille, J. i836, I, 2i3. Origine inconnue.

QUILLE., jambe, Coq., I, 97; Vie, I, 1G4. Ancien mot de

43o GLOSSVIRE ÉTYMOLOGIQUE

jargon, passé dans le domaine burlesque, I, 58, et dans le bas-langage, parisien ou provincial, II, i48.

QUIMPER, tomber, J. i83fi, I, 2i3. Peut être prononciation provinciale, bretonne, etc., de camper (r= caimper), au sens de s'allonger par terre.

QUINQUETS, yeux vifs, Vid., II, i5u, propr. lampions, répondant au synonyme lanterna du fourbesque et de la gcrmania. Mot devenu populaire.

QUI VA LA, passeport, papier d'identité, Vid., JI, i52.

QUOQUANTE, armoire, J. i836, I, ai3. V. quoqnart.

QUOQUART, arbre, J. i830, I, 2i3 ; — Yonne, coque, souche de bois.

QUOQUE, de môme, aussi, Granv., I, 335 = J. 1728-1849, I, 21 3. Mot savant qui n'est pas confirmé parles textes.

QUOQUÉ, pris, J. i83G, 1, 2i3. V. quoquer.

QUOQUER, trahir, J. 18^9, I, 2i3. Autre graphie de ûoqmer.

QUOQUERET, rideau, J. i836, I, 2i3. Origine inconnue.

QUOQUILLE, bêle, J. i836, I, 2i3, propr. coquille.

RABAT, manteau, J. 1690,1, 218; — moy. fr. rabat, collet de manteau.

RABATTEUX, voleur de nuit, J. 1628, I, 198, 228 ; Granv., ï, 33G, c'est-à-dire rabatteur.

RABATTRE, revenir, Vid., H, i5a, 188.

RABIAGE, rente, J. i836, I, 2i3. Origine inconnue.

RABOUIN, diable, Chauff., II, 95 ; Vid., II, i52;Doc.,II. 191 ; — fourb. rabuino, même sens. Mot passé dans le baslangage, II, 248.

RABOULER, revenir, Vid., II, 102. V. abouler.

RACCOURCIR, guillotiner, Vid., II, i52, c'est-à-dire raccourcir le corps en lui ôtant la tête.

RACCOURCISSEUSE, voleuse, Vid., II, i52.

RADE, 1° Tiroir de comptoir, Vid., Il, 1Ô2: Doc, II, 181 : 2° Comptoir, Gloss., II, 174 ; 3° Cabaret, Doc, II, 181 ; 4° Argent, J. i836, I, 2i3 ; Litt., II, 199 ; — cf. Anjou, rade, planchette qui sert à niveler la surface d'un boisseau de grain. Le mot a d'abord désigné le tiroir d'un comptoir et puis l'argent qu'il renferme.

RADEAU, 1° Tiroir de comptoir, Vid., II. i5a ; II, 174; 2° Comptoir, J. 1849, I, 214. V. rade.

RADICONI = ratichon, .1. i84g,I, 186, Ji5.

[RADICRER] =r ruilurrr. .1. 18*9, I, n3.

RADIN, 1' argent du comptoir, Gloss., II, 174 ; 2° Argent de poche, Doc, II, i83 ; 3' Gousset, Vid., II, i5y ; Doc., II, i85; \ . rade.

RADOUCI, soyeux, de soie, Chauff., II, 90. V. douce.

RADURER, remondre, radureur. rémouleur, J. i836, 1. si \: — racler, passer la radoire.

RAFAILLE, terre, Gloss., II. 17'L Origine inconnue.

RAFFALE, misère, raffalé, misérable, rafFalement, abaissement, Aid., II, 102. Ternie de matelot passé dans le baslangage,

RAFFURER, regagner, Vid., II. t53. \ . ofltorer.

RAFILER, v. refiler.

RAGOT, un quart d'écu, J. i6a8, I, 198, 225; Granv., I, 336, propr. pourceau, d'après l'effigie.

RAIDIR, mourir, Gloss., II, 17'».

RAILLE, agent de police, mouchard, Granv-., 1,336 : J. i84g, I, 214 ; Vid., II, i53 ; Doc, II, 180, propr. racloir ou râteau à long manche. Mot devenu populaire, II, i48. V. milieux.

RAILLE, 1° Fuyons ! Chauff., II, 92 ; 2° Villageois, habitant d'un village, Chauff., II, 92, 94, 96. Origine inconnue.

RAILLEUX, agent de police, liât, I, 33g ; Vid., II, i53.

RAISINÉ (du), du sang répandu, Vid., II, i53 ; Gloss., II, 17c», propr. jus de raisin, par analogie de couleur. Terme du bas-langage déjà attesté par d'Haute! (180S) : « Faire du raisiné, locution burlesque et triviale, pour dire saigner du nez ».

RAMASTIQUER, ramasser, ramastique(ur), variété de nep, Vid., II, i53. Déformation.

RAME, plume, J. i836,I, 2i4, d'après la forme.

RAMÉE (ration de la), nourriture de prison, J. 1849, I, 214, propr. ration de soldat (la Ramée pris comme nom généralisé).

[RAMIN] = durênie, Chauff., II, 92.

RAMOR, dupe, mot des merciers juifs, II, 9.

RANG (mettre au), pendre (?), II, 09, 77.

RAPATU, morpion, J. i836, 1, 214, c'est-à-dire rat paltu.

RAPIAT, Auvergnat, Savoyard, Vid., II, i53, propr. grippesou, sens du mot dans le bas-langage.

RAPILLER(se), se cacher, Litt., II, 204 ; — cf. prov. rapilha, grimper.

RAPIOT, rapiotage, fouille, perquisition, I, 74 ; Granv."-, [, 336 (rapiau); Vid., II, i53. Abstrait de rapioter.

RAPIOTER, fouiller, Rat, I, 339(cf. 74) ; Vid., II, if>3, propr. ravauder, sens du verbe dans le bas-langage, d'où l'idée de tourner et retourner quelqu'un pour le fouiller.

RAPLIQUER, 1° Parler, Doc, II, 192, propr. répliquer ; 2° Revenir, Vid., II, i53; Doc, II, i85, ig3 (rappiquer), sens devenu populaire, II, 248.

RAPPORTEUSE (?), la police, II, 75.

RAS, prêtre, Coq., I, 96, son visage étant ras ; — cf. germ. raso, abbé.

RASE, prêtre, curé, J. i836, I, 2i4; Vid., II, i53 ; Doc, II, 191 (raze), mot qu'on lit déjà chez du Fail, I, 4o.

RASTICHON, v. ratichon.

RASURER (se) ? Vill., I, 127.

RAT, voleur, filou; prendre un rat par la queue 1, couper une bourse, B., I, 173 (cf. 60) ; courir le rat, voler la nuit dans l'intérieur d'une auberge, Vid., II, i53. Le rat, comme le chat, est considéré comme un type de voleur : la souris est appelées/ou, dans la Haute-Loire-.

RATA, fricassé, Vid., II, i53 : aujourd'hui, dans le langage des casernes, ordinaire du soldat. Abrégé de ratatouille.

RAT DE PRISON, avocat, J. 1849, I, 214. Ironie.

RATEAU, tour subtil de bâton, Vie, I, i48.

RATICHON, prêtre, J. 1628, I, 199, 228, 233 (rastichon) ; Granv. ,1, 65, 336 ; Chauff., II, 91 ; Vid., II, i53, 191 ; — propr. petit râteau (d'où ratissé = ras). Mot passé dans le bas-langage, II, 249. Dérivé : ratichonnière, abbaye, Vid., II, i53 ; Litt, II, 204.

RATICHON, peigne, J. i836, I, 214, propr. râteau, ratichonner, peigner {= râteler).

RATON, jeune voleur, Vid., Il, i53 ; Litt., II, 200 ; — germ. raton, même sens. V. rat.

RAVERTA, domestique, mot des merciers juifs, II, 9.

RAVESCOT (?), acle vénérien, II, 59.

1. Cette expression a passé de G'uill. Bouchetdans Cotgrave (1 611) et Oudin(i6/jo) ; on la lit encore chez d'Hautel (1808).

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