‹ Les sources de l'argot ancienChapitre 29 sur 157 · Souvenirs littéraires, Paris, 1882, t. I, p. ~vi, note · texte numérisé non relu

Souvenirs littéraires, Paris, 1882, t. I, p. ~vi, note

le nombre augmente à chaque édition ultérieure. On lit dans la préface du « Supplément » de 1880 : « Les mots d'argot sont placés sous la garantie de M. Fr.- Michel, E. Colombey, Al. Pierre, Halbert, Vidocq... » En réalité, ce dernier est à peu près sacrifié et la source principale de Larchey reste Halbert.

A partir de la sixième édition (1872), le Dictionnaire se pare de i'épithète d' « historique » qu'il a continué de conserver, bien qu'en fait il ne contienne pas la moindre trace du passé argotique, toutes ses sources ne remontant pas au-delà du xixe siècle. Larchey cite, il est vrai, Granval, mais d'après un remaniement de i853, c'est-à-dire antérieur de plus d'un siècle à son apparition (1725).

Cette juxtaposition du « jargon » aux a excentri cités » des premières éditions a donné au livre cet aspect chaotique, qui est malheureusement devenu le moule où les autres lexicographes de l'argot ont coulé leurs productions.

On trouve de tout dans ce bazar linguistique : des expressions latines1, des locutions proverbiales de la même origine 2, des allusions historiques ou anecdotiques3, à côté de néologismes, de locutions consacrées, de parisianismes, etc. On y voit bizarrement réunis les langages de toutes les cliques, de tous les sports, de tous les groupements littéraires ou

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