Voir ci-dessus, p. 30 à ko
a. Cf. Introduction, p. xiv : « L'orthographe de ces mots [de la Vie généreuse] est exactement celle qui existe dans l'édition de 1S96. » Delesalle note la Vie généreuse, qui est anonyme, par l'abréviation b, probablement par confusion avec Bouchet.
3. Voir notre Argot ancien, p. 20, et le Glossaire, v° tronche.
Ajoutons-y : Catrot, chapon (=s castrot), goufjler, manger (= gousser), portans, bras (dans le texte : pieds).
L\. Cf. les termes : marcandier, mariol, maron, menée, etc.
« iïhistcr une personne, lourmenter, secouer , vulg. »). c'esl à dire bluter, terme employé dans ce sens par Montaigne (t. II. p. 353) : m [L'aucteur] le beluttant et secouant*. « » Ce( archaïsme, dont on se demande La raison d'être dans un dictionnaire d'argot, a passé de Delesalle dans Bruant : « Chagriner, Blaster», « Ennuyer, Bluster » el « Secouer. Bkoêer » l.
\ oilà les sources que L'auteur désigne par les initiales : V (A illon), H (Vie généreuse), 0 (Oudin) et G (Granval). Ce sont là les seules références en ce qui louche l'argot ancien : des lexicographes modernes Vidocq et Fr. -Michel se Irouvcnl rarement mention nés. tandis que Larchev et EUgaud se voient souvenl mis à contribution.
Ce qui caractérise tout particulièrement l'ouvrage, c'esl un manque absolu de sens critique entraînant d'innombrables erreurs de transcription et de sens que nous allons relever :
Coquilles de forme :
Brac -, nom propre (= bague, Vidocq) ; couesu, montre (= coucou, Vidocq) ; ergamé, enragé (= engamé, Jargon de i836) ; gap, guet (== gaffe, Vidocq) ; tartouse, corde (== tortouse) ; togne,
i. On lit fréquemment ce mot dans le Journal à Nénesse de Nonce Casanova, Paris, 191 1, roman écrit avec un talent réel dans le baslangage parisien. Cf. p. 1/19 : « On ne peut pas être tranquille une minute sans que des idées nègres s'amènent vous bluster la. cocarde» et p. i85 : « C'est trop dur de voir sa maternelle blustée par un coup de deuil de ce numéro-là ». Nous reviendrons plus loin sur le anaclironismes argotiques de ce roman remarquable.
2. Cette coquille passa dans Larchev, Bruant et Hector France : son point de départ se trouve dans le glossaire joint aux: Mémoires d'un Forçat (voir ci-dessous, p. i65).
malin (= togue, Vidocq) ; lraissei, en flagrant délit (== traijje, Vidocq), triqaet, mouchard (=zfriquet, Vidocq).
Coquille de sens :
Flacflac d'al, sac d'argent (à côté de flaque, sac de femme), d'où Bruant : « Argent monnayé. Flac. » Le mot a simplement le sens de « sac » (Jargon de 1728), que le glossaire joint à 1' « Intérieur des prisons » (18/46) remplace par celui d' « argent » (c'est-à-dire sac d'argent), sens fictif passé chez Delvau, Rigaud, Virmaître etLarchey2.
Garache, i° roue, instrument de supplice; 20 prison, dans l'argot moderne. Le premier sens, admis par Bruant et H. -France, est absolument inconnu ailleurs et doit être le résultat d'une confusion.
Grisbis, argent, monnaie (== grispis, meunier, du Jargon de 1628), sens imaginaire adopté par Bruant.
Mannouse, bouche (= marmouse, barbe, du Jargon de i836), sens passé chez Bruant.
Trompeur, moine (== trompeur, melon, Fr. -Michel), d'où dans Bruant : « Moine. Trompeur. »
On peut y ajouter des confusions perpétuelles en ce qui touche les sigies qui distinguent l'argot des malfaiteurs du langage populaire. C'est ainsi qu'on y trouve pourvus de l'indice jargonnesque des termes archaïques tels que : landore, naquet, nice, riblear, rober, etc., ou des mots franchement vulgaires (daredare, daubée, écosser), ou des termes de la langue générale (estrade, frac, glaive, linceul, nerf, etc.).
Etant donnés l'absence de toute référence et le