Si igitur apostolus Petrus
super quem Dominus fundauit Ecclesiam, et prophetiam et promissionem Domini illo tempore
completam memorauit, quomodo possumus nobis aliud tempus uindicare ?
Quod si uoluerint respondere et Philippi filias prophetasse et prophetam Agabum repperiri et in diuisionibus spiritus
deinceps quatuor
inter Apostolos, et Doctores, prophetas quoque Apostolo scribente formatos ipsumque Paulum multa de futuris heresibus et de fine saeculi prophetasse, sciant a nobis non tam prophetiam repelli, quae Domini signata est passione, quam 605 non recipi, scripturae ueteris et nouae auctoritate non congruant.
qui cum
ΠΠ. Primum in fidei regula discrepamus. Nos Patrem, et Filium, et Spiritum Sanctum in sua unumquemque persona ponimus, licet
la bouche du prophète Joel . « Durant les tout derniers jours, je ferai effusion de mon Esprit sur toute chair: leurs fils et leurs filles prophétiseront; leurs jeunes hommes auront des visions et leurs vieillards des songes ; et, sur mes serviteurs et mes servantes, je ferai effusion de mon Esprit. »
ΠΟΙ donc lapôtre Pierre, sur lequel le Seigneur ἃ fondé l'Eglise, rappelle que c'est à ce moment que se réalisèrent la prophétie et la promesse du Seigneur, de quel droit pourrions-nous revendiquer un autre moment?
Que s'ils essayent de répondre que, postérieurement à ces faits, les quatre filles de Philippe prophétisèrent; que l’on rencontre le prophète Agabus; que, dans les lettres de l’Apôtre, lors de la répartition des aptitudes spirituelles entre Apôtres et Docteurs, les Prophètes aussi ont leur place; que Paul lui-même a fait entendre beaucoup de prophéties touchant les hérésies à venir et la fin du monde : qu'ils apprennent de nous que nous prétendons rejeter, non pas tant la prophétie qui porte le signe de la passion du Seigneur, que ceux qui ne sont pas d'accord avec l'autorité de l’Ancien et du Nouveau Testament.
III. Nous différons en premier lieu sur la règle de foi. Nous établissons, nous, le Père, le Fils et le Saint Esprit chacun dans sa propre
substantia copulemus : illi Sabelli
dogma sectantes Trinitatem in
unius personae angustias cogunt.
Nos secundas nuptias non tam adpetimus, quam concedimus, Paulo iubente, ut uiduae adulescentulae nüubant (CIE rm SV a et an tantum scelerata putant coniugia iterata, ut, quicumque hoc fecerit, adulter habeatur.
Nos unam quadragesimam secundum traditionem Apostolorum toto nobis orbe congruo, ieiunamus; illi tres in anno faciunt quadragesimas, quasi tres passi sint saluatores ; non quo, et per totum annum, excepto Pentecosten, ieiunare non liceat : sed quod aliud sit necessitate, aliud uoluntate munus offerri.
locum episcopi tenent : apud eos episcopus tertius est. Habent enim primos de
Apud nos apostolorum
Pepusa Phrygiae patriarchas, secundos, quos appellant χοινωνούς, atque ita in tertium, id est paene
ultimum gradum episcopi deuol- ὁ
uuntur, quasi exinde ambitiosior religio fiat, si quod apud nos primum est, apud illos nouissimum sit.
ΠῚ ad omne paene delictum Ecclesiae obserant fores; nos quo-
SAINT JÉRÔME
personne, tout en les unissant par la substance : eux, ils s’attachent au dogme de Sabellius et ils resserrent la Trinité dans les limites d’une seule personne.
secondes noces, nous les autorisons, selon la
Sans encourager [65 volonté de Paul qui recommande aux jeunes veuves de se remarier.
Eux, ils y attachent un tel crime que, quiconque les contracte, est regardé par eux comme adultère.
Nous, nous ne jeünons que pendant un seul carême, selon la tradition des Apôtres, et d'accord avec le monde entier. Eux, ils font dans l’année trois carêmes, comme si trois Sauveurs avaient souffert. Non qu'il ne soit permis de jeûner pendant toute l’année, sauf à la Pentecôte; mais faire un sacrifice par obligation est une chose, l'offrir par zèle personnel en est une autre.
Chez nous les évêques tiennent la place des Apôtres; chez eux l’évêque ne vient qu'au troisième rang. Au premier rang, ils placent les patriarches de *Pépuze ten ΠΥΡΊ au second rang, ceux qu'ils appellent χοινωνοί; et ainsi c'est au troisième rang, autrement dit presque à la dernière place, qu'ils relèguent les évêques : comme si leur religion devait prendre plus de prestige, parce que ce qui est chez nous au premier rang est chez eux au dernier!
Eux; SilswiermentélesMportesade l'Eglise presque à tous les péchés.
SAINT JÉRÔME
tidie legimus : « Malo paenitentiam peccatoris, quam mortem »
Et « Numquid, qui cadit, non resurgitr dicit
Dominus » (JÉRÉMIE, Vin, 4). Et