‹ Les sources de l'histoire du montanismeChapitre 18 sur 207 · ARTS ALT · texte numérisé non relu

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Cf. DRAESEKE, ZWT., XLVI, 64.

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XLIV INTRODUCTION

mis tous ses soins à la justifier !, en soulignant diligemment les omissions de Philastre, inexplicables à son gré, et les divergences de son exposé, là même où il semble le plus voisin d’Épiphane. Il s'était efforcé de démontrer qu'il n’y avait parenté réelle de l’un à l’autre que là où leurs notices se ramènent à une source commune. Et 1l expliquait leur autonomie respective par la contemporanéité de leurs recherches.

La théorie de Lipsius fut adoptée par Bonwetsch et par Hilgenfeld. Certains critiques, par exemple KR. Schmid ?, la défendent encore aujourd'hui avec des arguments pareils. Elle a subi pourtant un rude assaut de la part de M. J. Kunze dans son travail sur les sources de l’histoire du Gnosticisme. Kunze estime que le parallélisme de certains morceaux est trop frappant pour qu'on puisse se soustraire à l'obligation de reconnaître que Philastre a exploité le Panarion 3. — Dans son compte rendu du livre de Kunze4, Harnack se déclara vivement frappé par sa démonstration, et, corrigeant l'adhésion qu'il avait jadis accordée à Lipsius 5, il croit maintenant que Philastre s’est servi du Panarion$ : ce qui, au surplus, n’exclue nullement d’après Harnack que Philastre se soit également approvisionné dans le Syniagma, comme le prouve son exactitude assez ponctuelle à suivre le même ordre qu'Épiphane dans la liste des hérésies qui leur sont communes à tous deux avec Pseudo-Tertullien, puis la promptitude avec laquelle 1] reprend ensuite sa pleine liberté.

Les conclusions de Kunze et de Harnack me semblent rendre mieux compte des faits que celles de Lipsius. Certes, c’est d’une façon bien capricieuse et bien peu méthodique que Philastre a utilisé Épiphane. Esprit assez brouillon, incapable de déterminer d’une façon précise, lui hérésiologue, le concept même d’hérésie, et curieux puérilement d'établir

1 Quellenkr. Epiph., p. 14-20. Voir sa conclusion si nette, p. 28-20.

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3 KUNZE (p. 47) rapproche Épiph., XXVI, πὶ et Philastre, Haer., LVI1; Épiph., XXVI, x et Phil., 1b14. ; Épiph., XXVI, 1v et Phil., ibid. Ces textes sont relatifs à l'hérésie des Στρατιωτιχοί (Floriani ou Carpocratiani, dans Philastre). Il fait également état des textes qu'Épiphane et Philastre consacrent au Montanisme. — Plus loin (p. 64-67) il met en valeur cet argument que le chapitre d’Épiphane sur Cérinthe (Pan., XXVIII) ne peut avoir pour source Hippolyte, comme le prouve la comparaison avec Ps.-Tertullien, tandis qu’il est en rapport étroit avec Philastre, Haer. XXXVI. Ὁ

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