MONCEAUX : 208-11 ; HARNACK : 204-206/7 ; ADAM
est, sola immobilis et irreformabilis, credendi scilicet in unicum Deum omnipotentem, mundi conditorem, et filium eius Jesum Chrisium, natum ex Virgine Maria, crucifixum sub Pontio Pilato, tertia die resuscitatum a mortuis, receptum in caelis, sedentem nunc ad dexteram Patris, venturum iudicare uiuos et mortuos per carnis etiam resurrectionem.
Hac lege fidei manente cetera iam disciplinae et conuersationis admittunt nouitatem correctionis, Operante scilicet et proficiente usque gratia Dei. Quale est enim, ut diabolo semper operante
in finem
et adiciente cottidie ad iniquitatis ingenia opus Dei aut cessauerit aut proficere destiteritr Cum propterea Paracletum miserit Dominus, ut, quoniam humana mediocritas omnia semel capere non poterat, paulatim dirigeretur et ordinaretur et ad perfectum perduceretur disciplina ab
sancto. «
illo vicario Domini, Adhuc inquit, multa habeo loqui vobis, sed nondum potestis ea baiulare
Spiritu
cum uenerit lle spiritus ueritatis, deducet uos in omnem ueritatem et superuenientia renuntiabit uobis. (JEAN, XVI, 12-13.) » Sed et supra de hoc eius opere pronuntiauit (24., XIV, 10). Quae est ergo Paracleti administratio, nisi haec quod disciplina
dirigitur, quod scripturae revelan-
irréformable, en tant qu'elle consiste dans
ment, seule immuable et la croyance à un Dieu unique et tout-puissant, créateur de l'univers ; à Jésus-Christ son fils, né de la Vierge Marie, crucifié sous Ponce- Pilate, ressuscité des morts le troi- ΊΘΤ ΘΙ τ ΘΟ dans ses Cieux, la droite du Péré etrquisdoiti Venir ugerules
asSissmaintenantea
vivants et les morts par la résurrection de la chair, elle aussi.
À condition que cette règle de foi demeure intacte, les autres articles de la discipline et de la pratique admettent des amendements nouveaux, sous l’action progressive de la grâce divine qui se fera sentir jusqu'à la fin. Quelle apparence en effet, quand chaque jour le démon travaille et ajoute à ses inventions d'iniquité, que l'œuvre de Dieu s’interrompe ou cesse de progresser ?
Alors surtout que le Seigneur, la médiocrité humaine ne pouvant tout recevoir en une fois, n’a envoyé le Paraclet que pour que la discipline fût peu à peu rectifiée, régularisée et conduite à sa perfection par ce vicaire du Seigneur, l'Esprit J'ai
de choses à vous dire, mais vous
Saint. « encore beaucoup ne pourriez encore les supporter.
Quand l'Esprit de vérité sera venu, il vous conduira à toute vérité et il vous fera les révélations supplémentaires. » Déjà, plus haut, 1] s'était liŒuvrewtde
exprimé sur
De)
tur, quod intellectus reformatur, quod ad meliora proficitur ? Nihil
sine aetate est, omnia tempus expectant. Denique Ecclesiastes, « Tempus, inquit, omni rei. »
Aspice ipsam ad fructum
(CLÉ CCE δεν Ὁ creaturam paulatim promoueri. Granum est primo, et de grano frutex oritur, et de frutice arbuscula enititur : deinde rami et frondes invalescunt et totum arboris nomen expanditur, inde germinis tumor et flos de germine soluitur, et de flore fructus aperitur : is quoque rudis aliquamdiu et informis paulatim aetatem suam dirigens eruditur in mansuetudinem saporis.
Sic et iustitia (nam idem Deus iustitiae et creaturae) primo fuit in rudimentis, natura Deum metuens :
dehinc per legem et prophetas promouit in infantiam, dehinc per euangelium efferbuit in iuuentutem, nunc per Paracletum componitur in maturitatem. Hic erit solus a Christo magister et dicendus et uerendus. Non enim ab se loquitur, sed quae mandantur a Christo (cf. JEAN, xvi, 13). Hic solus ante-
cessor, quia solus post Christum.
Hunc qui receperunt, ueritatem
consuetudini anteponunt. Hunc
l'Esprit. Quel est l'office propre du Paraclet, sinon de régler la discipline, de dévoiler les Ecritures, de réformer les intelligences, de promouvoir vers le mieux? Il n’est tin QULRN ATLAS AC UEAQU n'attende son moment. L’Ecclésiaste ἃ dit : « À chaque chose son temps. » Regarde les êtres créés
ils n'arrivent que peu à peu à leur fruit. D'abord la graine ; de Ja graine. naît la pousse, de la pousse l’arbuste. Puis les branches et le feuillage prennent de la vigueur ; c'est un arbre véritable qui se déploie. Les bourgeons se gonflent, la fleur s’en dégage, le fruit apparaît, tout d’abord rude et informe, puis, une fois l’âge venu, prenant une saveur exquise. — [l en va pareillement de la justice, car le Dieu de la justice est le même que le Dieu des créatures. Dans ses rudiments, elle s'appuya sur la crainte naturelle de Dieu. Par la Loi et les Prophètes, elle arriva à l'enfance. Par l’'Evangile, elle connut l'ardeur de Îa jeunesse MEtimarntenantimparele Paraclet, elle prend une plus rassise maturité. Disciple du Christ, c'est lui seul que nous devons nommer notre maitre et honorer comme tel. Car il ne parle pas de son autorité propre : il dit ce que le Christ lui a confié. Lui seul doit marcher devant nous, car lui seul vient derrière le Christ. Ceux qui le reçoivent préfèrent à la coutume
qui audierunt usque nunc |! prophetantem, uirgines contegunt...
Rape occasionem, etsi non exoptatissimam, attamen opportunam, non habere cui debitum solueres ÉRIC DOME XSOLUETISMICINIECOr., MIRE RDeSIStiResSendebtoreOMté felicem ! Dimisisti debitorem : sustine damnum. Quid si, quod diximus damnum, lucrum senties?
Per continentiam enim negotiaberis magnum substantiam sanctitatis ; parsimonia carnis spiritum acquires. Recogitemus enim ipsam conscientiam nostram, quam alium se homo sentiat, cum forte a sua femina cessat. Spiritaliter sapit. Si orationem facit ad Dominum, prope est caelo. Si scripturis incumbit, totus illic est. Si psalmum canit, placet sibi. Si daemonem adiurat, confidit sibi. Ideo apostolus temporalem purificationem orationum adiecit (CHOC ENT δ ἴδ σι ΕΣ
commendandarum causa quod ad tempus prodest semper nobis exercendum esse, ut semper
prosit. Quotidie, omni momento
la vérité. Ceux qui l’ont écouté jusqu’à présent prophétiser voilent les vierges.
19. — de Exhort. castitatis, x (ŒuLer, 1, 751; P. L., τι, 974). Date incertaine ?.
Saisis l’occasion, que tu n'as guère souhaitée, mais qui arrive à propos, de ne plus avoir à qui payer ta dette ni de qui en recevoir le paiement.
Tunes Ια débiteur emsheureux homme! Tu as laissé partir ton créancier : prends ton parti de cette perte. Que sera-ce, quand, ce que nous appellions perte, tu t'apercevras que c'est un gain ? Par la continence, en effet, tu amasseras un ample fond de sainteté; en économisant sur la chair, tu acquerras l'esprit. — Scrutons notre propre conscience. N'est-1il pas vrai que l’homme se sent tout autre, quand 1ASeSSeparendensaprémmer ΕΠ ΠΤ ἃ plus que pensées spirituelles. Priet-il le Seigneur ? il se sent près du ciel. S’applique-t-il à l'étude des Ecritures ? c’est tout entier qu'il s’y plonge. Chante-t-il un psaume? 1] y trouve sa joie. Conjure-t-il le démon ? il est plein de confiance en soi. Voilà pourquoi l’Apôtre a formulé le précepte de l’abstention
! J'adopte la correction proposée par Rigault. Les mss. et les premières éditions ont
usque non olim.
? NOELDECHEN : 217-221 ; MONCEAUX :