DE REV TO
l'on apporte parmi nous une plus sérieuse raison pour observer la neuvième heure, de manière à imputer cette raison a Pierre: lui, aussis-s'il a fait stalion jusqu'à ce moment-là.
DR2OO M LCPALERTT, 000 PRET IEC ΌΤΟ):
« C’est l'esprit du diable », dis-tu, ὁ Psychique. Comment se fait-il alors quil prescrive des devoirs envers notre Dieu et (qu'il les prescrive) comme devant n être rendus aMouléautre tot temotre Dieu.
Affirme que le diable ἃ lié parti avec Dieu ou tiens Satan pour le Paraclet. Tu certifies que c'est un homme-antechrist : car c'est de ce nom que les hérétiques sont appelés chez Jean. Mais quel qu'il soit, d’où vient quil ait, au nom de notre Chirists l'égard du Seigneur, alors que les
déterminé ces devoirs à
antechrists, eux, ont toujours mar-
ché contre Dieu, contre notre Christ ? Par quel côté penses-tu qu'il soit avéré que l'Esprit est bien parmi nous : est-ce quand il commande ou quand il approuve ce que notre Dieu a toujours commandé, toujours approuvé ? Mais encore une fois vous plantez des Dieu des
limites, en ce qui touche la grâce
poteaux pour fixer à comme en ce qui touche la discipline, pour les charismes comme pour les rites réguliers. Ainsi vous arrêtez le développement de nos
Superest ut totum auferatis, quantum in uobis, tam otiosum.
devoirs, comme aussi des bienfaits de Dieu et vous niez qu'il nous impose aujourd'hui encore des obligations, parce qu'ici aussi (vaut la parole) « la loi et les prophètes (ont duré) jusqu'à Jean ». Il ne vous reste plus qu'à supprimer Dieu tout enuer, dans la mesure de votre pouvoir, puisqu'il vous ennuie tant.
5 de JE Ibid., x11 (REIFFERSCHEID- WissOwWaA, p. 291 ; CŒHLER, 1, 871 ; P. L., 11, 1022).
Ideo sobrietatis disciplinam qui praedicant pseudoprophetae, ideo haeretici qui obseruant. Quid ergo cessatis Paracletum, quem in Montano negatis, in Apicio credere ?
C’est pourquoi ceux qui prêchent la sobriété sont de faux prophètes ; c'est pourquoi ceux qui la mettent en pratique sont des hérétiques.
Pourquoi donc hésitez-vous à croire que le Paraclet, que vous refusez de reconnaitre chez Montan, réside en Apicius ?
39. 1bid., x111 (REIFFERSCHEID- WiSsOWA, p. 291 ; ŒHLER, 1, 872; P. L,, 11. 1023.)
Bene autem, quod et episcopi uniuersae plebi mandare ieiunia adsolent, non dico de industria stipium conferendarum, ut uestrae capturae est, sed interdum et ex aliqua sollicitudinis ecclesiasticae causa. Îtaque si et ex hominis edicto et in unum omnes ταπεινοφρόνησιν agitatis, quomodo in nobis
Un fait qui vient servir ma thèse, c'est que les évêques prescrivent eux aussi des jeûnes à la totalité des fidèles, je ne dis pas :
avec l’arrière-pensée de faire de l'arpents ice quisserait dans le goût de votre rapacité 1 —, mais parfois aussi en vertu de quelque préoccupation d'ordre ecclésiasti-
1 L’acception où je prends ici captura me paraît plus voisine du sens habituel du mot que celle qu’indique Ηορρε (Syntax τι. Stil des Tertullian, Leipzig, 1903, p. 1 19) et que s’approprie le Thesaurus : captura = captus = Auffassung. Sans doute les économies réalisées grâce à ces abstinences étaient-elles. versées à l’autorité ecclésiastique, qui avait dès lors (au gré de Tertullien) intérêt à les ordonner. Cf. Hermas, SINUSITE
ipsam quoque unitatem ieiunationum et xerophagiarum et stationum denotatis? Nisi consulta et in principum mandata
forte in senatus coitionibus opposita delinquimus.
Spiritus sanctus, cum in quibus uellet terris et per quos uellet praedicaret, ex prouidentia imminenuum siue ecclesiasticarum tempta- [ΟΠ Ὁ ΠῚ siue mundialium plagarum, qua Paracletus id est aduocatus ad exorandum iudicem dicitur, huiusmodi officiorum remedia mandabat, puta, sobrietatis et abstinentiae disciplinam ; hunc qui recipimus, neces-
nunc ad exercendam
sario etiam quae tunc constituit obseruamus. Aspice ad Judaicos fastos et inuenies nihil nouum, si, quae patribus sunt praecepta, omnis deinceps posteritas hereditaria religione custodit. Aguntur praeterea per Graecias illa certis in locis concilia ex uniuersis ecclesiis, per quae et altiora quaeque in commune tractantur, et ipsa repraesentatoi totius nominis Christiani magna ueneratione celebratur. Et hoc quam dignum fide auspicante congregari undique ad Christum ! uide, « quam bonum et quam iucundum habitare {ΓΙ ΘΠ ΔΙ CPS CXAXIUL, ΤΡ Hoc tu psallere non facile nosti,
que. Et donc si, sur l'ordonnance d'un homme, vous vous mettez tous à pratiquer la ταπεινοφοόνησις 1, pourquoi critiquer chez nous la même unité de jeûnes, de xérophagies et de stations? À moins que par hasard nous ne péchions contre les sénatus-consultes et les décisions impériales qui prohibent toute réunion ! Quand |’Esprit-Saint prêchait dans le pays qu’il avait choisi, par l'organe de ceux qu'il avait choisis, pour parer aux tentations suspendues sur l’Église, aussi bien qu'aux fléaux suspendus sur le monde (et c'est en cela même qu'il était « paraclet », autrement dit « appelé en vue de fléchir le juge ? »), il ordonnait comme remède des pratiques de ce genre, pour exercer, en l'espèce, la discipline de sobriété et d’abstinence. Nous qui le recevons, il faut bien que nous observions les règles qu'il a alors établies.
Jetez les yeux sur les fastes juifs : vous ne trouverez aucune nouveauté là où les générations successives gardent avec une piété héréditaire les préceptes imposés aux aïeux. Dans les provinces grecques se tiennent en des endroits déterminés ces fameux conciles formés de toutes les églises, qui traitent en commun les ques-
1 C'est-à-dire l'humilité, en tant que le jeûne en est le signe ou le ferment. Le mot apparaît aussi dans le Pasteur d'Hermas, Sim., VIII, vit, 6, Tanervoyppoveiy est très fréquent chez Hermas et déjà chez Clément de Rome.
2 Tel était en effet, dans la langue grecque profane, le sens propre de παράχλητος. Voir Usener, dans Archiy. f. lat. texic. 11, 330.
nisi quo tempore cum compluribus cenas. Conuentus autem 1lli stationibus prius et ieiunationibus operati dolere cum dolentibus et ita demum congaudere gaudentibus norunt. Si et ista sollemnia, quibus tunc praesens patrocinatus est sermo, nos quoque in diuersis prouinciis fungimur in spiritu inuicem repraesentati, lex est sacramenti.