‹ Les sources de l'histoire du Montanisme, textes grecs, latins, syriaquesChapitre 107 sur 339 · CVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

CVI INTRODUCTION

lui, une application exceptionnelle de ce procédé d’exégèse : il le justifie.

d'une façon absolue par la pratique de saint Paul lui-même. Un tel état d'esprit cadre mal avec celui des tenants de l’école d’Antioche.

Faut-il hasarder une hypothèse ἡ Je ne m'y risque qu'à regret. L'alacrité décisionnaire avec laquelle on voit trancher parfois les questions de cette nature induit par réaction à la plus discrète réserve. Pourtant il y aurait scrupule exagéré à se refuser aux vraisemblances qui ressortent des faits suivants : 1° En dehors d'Épiphane, il n’est aucun théologien oriental qui, dans la seconde moitié du IVE siècle, ait prêté au Montanisme une attention égale à celle que Didyme y ἃ consacrée ; 20 Entre la Διάλεξις et le de Trimitate, le rapport de fond est, je l’ai montré, extrêmement étroit ; 3° L’allégorisme pratiqué par le catholique à propos de 7 Cor., XI, 5, et dont celui-ci défend formellement la légitimité, n’a rien qui soit en désaccord avec les principes de Didyme en matière d’exégèse 2. On sait combien profonde s'était exercée sur Didyme l'influence d’Origène, et du mode d'interprétation scripturaire qu'avait recommandé par ses préceptes et ses exemples le grand Alexandrin ; 4° Si délicat soit-il de fonder des conclusions stables sur le parallélisme des citations bibliques, 1] faut noter encore que certaines leçons familières à Didyme, et rares ailleurs, se retrouvent dans la Διάλεξις ; je signale en particulier p. 104, 7 le pluriel τὰ σώματα (dans Z Cor., VI, 19) : cf. de Trin., II, x1 (P. G., XXxXIX, 637; 744, etc.) ; p. 95, 7 et s., notre auteur omet comme Didyme (P. G., XXXIX, 984) le terme intermédiaire ἐφρόνουν ὡς νήπιος, dans 7 Cor., XIII, II ; p. 96, 17-19, la même combinaison de Z Cor., XII, 31 avec I Cor., XIV, I est signalée par Tischendorf chez Origène, le maître préféré de Didyme aemulamint autem dona meliora, magis autem ut prophetatrs.

Encore qu'un peu ténus, ces indices ne sont nullement négligeables. Je ne leur attribue d’ailleurs qu'une valeur d'appoint. Il est fâcheux de ne pouvoir y joindre des rapprochements lexicographiques de quelque portée. Mais la Διάλεξις est formée d’un tissu d'expressions scripturaires, que l’auteur reprend à son compte là même où il commente les citations qu'il vient de transcrire. En outre, les formules dont il use pour la partie de sa controverse relative aux questions trinitaires étaient courantes chez les théologiens orthodoxes de la même époque. L'élément personnel de

τ᾿ τ ποδὶ" 28: CF Ans -p: "100,722 2 Voy. J. LEIPOLDT, Didymus der Blinde, dans TU., N. F., XIV, 3 (1905), p. 53-60 ; G. BARDY, 0. cit., P. 201-200.

dits à do ns. ds

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