‹ Les sources de l'histoire du Montanisme, textes grecs, latins, syriaquesChapitre 125 sur 339 · INTRODUCTION . CXXV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION . CXXV

Si l’on substitue le nom d’'Eugène à celui de Maxime, tout s'explique. On sait, en effet, qu'Arbogast, trahissant la confiance de Théodose, fit assassiner Valentinien et conféra la dignité impériale à Eugène, un ancien rhéteur devenu magister Scrimiorum, c'est-à-dire chef d’un des bureaux impériaux. :Fechätiment ?nese ;fit.pas “attendre. En »mai- 504; Eugène était battu et tué à Aquilée par Théodose. Arbogast, pourchassé, se voyait réduit à se donner la mort 3.

Il n’y a guère de doute sur l'erreur du Praedestinatus et sur la correction qu'elle comporte. Les péripéties qu'il raconte se placent donc entre 392 et fin 394.

Les autres éléments du récit ne heurtent aucune donnée établie, et tirent plutôt une certaine confirmation de ce que nous pensons savoir par ailleurs. Le martyrium de Processus et de Martinianus se trouvait sur la Via Aurelia, près de Rome, à un mille et demi à l’Ouest du Forum *. D'après les Actes Apocryphes de Linus 3, Processus et Martinianus étaient deux soldats à qui la garde de saint Pierre avait été confiée et qui furent convertis par lui, avec quarante-sept autres compagnons de détention dans la prison Mamertine. Le martyrologe du Chronographe romain de l’année 354 ne mentionne pas encore leur depositio 4. Lipsius suppose que le culte de ces martyrs, ou pseudo-martyrs, commença pendant l’épiscopat de Damase (366-384), dont on sait la pieuse solhicitude à l'égard des saints de l’Église romaine. — L’'Hesperius que nomme le Pyraedestinatus pourrait être identifié avec le comes Hesperius, dont parle Symmaque dans une lettre datée de 385 5, et en qui il faut sans doute reconnaître le petit-fils d’Ausone 6.

1 RAUSCHEN, P. 412.

? L'existence d’une basilique n’est formellement attestée que par les topographes du VIIme siècle (Rossi, Roma Sot., 1, 182-3). Mgr DUCHESNE admet, d’après le témoignage du Praedestinatus, qu’elle existait déjà du temps de Théodose. (Liber Pontif., TI, 424.)

3 Martyrium beati Petri apostoli a Lino conscriptum, ὃν (éd. Lrpsrus, Acta Petri, 1891, p. 6). Cf. Lripsius, 1διά., p. XVI et die apokryphen Apostelgeschichten und Apostellegenden, 11, 1 (1887), p. 110.

# Monum. Germ. histor., Auct. antig., IX, p. 13 et 5. J'utilise H. LIETZMANN, die dyei aeltesiten Martyrologien (Kleine Texte, n° 2 [1903], p. 3 et s.).

5 Rel., xxxin1 (Mon. Germ., Auct. Antiqg., VI, τ, p. 296, 1. 20).

$ Et non /e fils d'Ausone, comme le dit SCHUBERT, p. 69, note. Voy. SEECK, Mon. Germ., loc. cit., p. LXXV. SEECK remarque que ce nom d’Hesperius est très rare, ce qui rend moins audacieuse une identification de ce genre.

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