‹ Les sources de l'histoire du Montanisme, textes grecs, latins, syriaquesChapitre 158 sur 339 · bid., 111 (ŒHLER, 1, 7097 LIL · texte numérisé non relu

bid., 111 (ŒHLER, 1, 7097 LIL

Hlud enim amplius dicimus, etiamsi totam et solidam uirginitatem siue continentiam Paracletus hodie determinasset, ut ne unius quidem nuptiis feruorem carnis despumare permitteret, sic quoque nihil noui inducere uideretur, ipso Domino spadonibus aperiente regna celoruar (CE Mr: as ra GT Et ipso spadone, ad quem spectans et apostolus propterea et ipse castratus (cf. [ Cor., vi, 7) continentiam

mauult.

… Igitur si omnia ista oblitterant licentiam nubendi et conditione

Nous allons jusqu'à dire ceci quand bien même le Paraclet aurait prescrit aujourd'hui une virginité, une continence intégrale et absolue, au point d'interdire aux ardeurs charnelles de bouillonner, fût-ce en.

un mariage unique, même ainsi il n'introduirait, semble-t-il, rien de nouveau, puisque le Seigneur luimême ouvre aux « eunuques » le royaume des cieux, et a été « eunuque ' » lui-même, et que c’est les yeux fixés sur lui que l’Apôtre, « châtré » lui aussi pour la même raison, exprime sa préférence pour la continence.

τον Si donc toutes ces considérations annulent la permission de se

1 Le mot revient à plusieurs reprises dans le de Monog. On peut comparer de Pat., xt, (Œ.. 1, 610) « uoluntarium spadonem ad regna caeli leuat »; de Virg. uel, x, (Œ., I,

. tot spadones uoluntarii.. »; de C. Fem., II, 1x, (Œ., I, 727) « multi se

spadonatui obsignant propter regnum Dei. » ad Ux., I, vi, etc. Tertullien au début du de Monog. emploi l’expression dans un sens défavorable pour désigner les hérétiques hostiles au mariage. Le texte de MT, xix, 12 avait provoqué la création d’un mot grec spécifiquement chrétien « εὐνουχία », pour désigner le célibat perpétuel. δον. Agraphon, n° 17 (PreuscHen, Antileg., l° éd., p. 45, 1. 28 ; cf. Clément d’Alex., Strom.,

ΠῚ xv, 07); Athenagoras, Leg., xxxniI, (GEFFCKEN, P.

152, 1 το) εἰ Clément d'Alex.

mentionne (Strom., II, xurr, 91) le Περὶ ἐγχρατείας ἢ περὶ εὐνουχίας de Julius Cassianus,

un élève du gnostique Valentin.

licentiae inspecta, et praelatione continentiae imposita, CUr non potuerit post apostolos idem Spiritus superueniens ad deducendam disciplinam in omnem ueritatem, per gradus temporum, secundum quod Ecclesiastes « Tempus omnis rei »

inquit (Æccles., 11, 1), supremam iam carni fibulam imponere, iam non oblique a nuptiis auocans, sed exerte, cum magis nunc tempus <inacollecto »:(ct. MCor V1; 90) factum sit, annis circiter cLx exinde productis ?

Nonne ipse apud te retractares :

« Vetus haec disciplina est, praemonstrata iam tunc in carne Do-

dehinc in tam

mini et uoluntate

apostolorum eius consilits

quam exemplis. Olim sanctitati huic destinabamur. Nihil noui Paracletus inducit. Quod praemonuit, definit : quod sustinuit, exposcit. »

Et nunc recogitans ista, facile tibi persuadebis multo magis unicas nuptias competisse Paracleto praedicare, qui potuit et nullas, magisque credendum temperasse 1llum, quod et

quae

abstulisse decuisset, si

uelit Christus intelligas.

marier, Soit par l'examen des conditions où la permission fut donnée, soit par la préférence marquée à la continence, pourquoi, survenant après les Apôtres pour conduire graduellement la discipline ävtoute vérité (selon: le mot de l’'Ecclésiaste : « Chaque chose en son temps »), pourquoi ce même Esprit ne pourrait-il pas imposer à la chair la suprême fibule et nous détourner du mariage, non plus obliquement, mais ouvertement ἢ d'autant que le temps est plus court que jamais, puisque, depuis lors, cent soixante ans se sont écoulés.

Ne serais-tu pas obligé de te répéter en toi-même : « Ancienne est cette discipline. Elle a été signifiée d'avance, dès le temps du Seigneur, dans sa chair et dans sa volonté ; puis dans Îles préceptes et aussi dans les exemples de ses Apôtres.

Depuis longtemps nous étions promis à cette sainteté. Le Paraclet n’introduit rien de nouveau. Ce dont il nousavait prévenus à l’avance, maintenant il le précise; ce qu'il avait différé, maintenant il l'exige. » Et alors ces réflexions t'aideront aisément à te persuader qu'il convenait bien mieux au Paraclet de prêcher l’unicité du mariage, lui qui aurait pu l'interdire complètement ; et qu'il faut bien croire qu'il a (simplement) mis des bornes à ce qu'il lui appartenait d’abolir même, — si tu pénètres les intentions du

Christ. Ici encore tu dois reconnaître chez le Paraclet « l'avocat », puisqu'il dispense ta faiblesse de la continence absolue.

In hoc quoque Paracletum agnoscere debes aduocatum, quod a tota continentia infirmitatem tuam excusat.

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