‹ Les sources de l'histoire du Montanisme, textes grecs, latins, syriaquesChapitre 160 sur 339 · Ibid., xiv (ŒuLer, 1, 784: P. L · texte numérisé non relu

Ibid., xiv (ŒuLer, 1, 784: P. L

Si Christus abstulit quod Moyses praecepit, quia « ab initio non fuit sic » (cf. Μτ., χιχ, 8), nec sic ideo ab alia uenisse uirtute reputabitur Christus ; cur non et Paracletus indulsit, quia et secundum matrimonium ab

abstulerit quod Paulus initio non fuit, nec ideo suspectus habendus sit, quasi spiritus alietantum ut Deo et Christo dignum sit quod superducitur νὴ Si Deo et Christo dignum fuit « duritiam cordis » (cf. Mr., zb1d.)

nus,

tempore expleto compescere, cur non dignius sit et Deo et Christo infirmitatem carnis tempore iam collectiore discutere ? Si iustum est

Si le Christ a supprimé ce que Moïse avait prescrit, parce qu « il n'en était pas ainsi dès le début », et que, malgré cela, nul ne songe à croire que le Christ soit venu au nom d'une autre puissance, pourquoi le Paraclet ne pourrait-il annuler aussi certaines concessions de Paul, puisque le second mariage n'exista pas dès le début, et que, d'autre part, on ne saurait COnsidérer (le Paraclet) comme suspect, ni comme un Esprit étranger, du moment que ce quil apporte par surcroît est digne de Dieu et du Christ? S'il a été digne de Dieu et du Christ de faire échec à la « dureté

matrimonium non separari, utique et non iterari honestum est. Denique apud saeculum utrumque in bona disciplina deputatur, aliud concordiae nomine, aliud pudicitiae. Regnauit duritia cordis usque ad Christum mitas carnis usque ad Paracletum.

Noua lex abstulit repudium (ha-

reunauerit et infir-

buit quod auferret): noua prophetia, secundum matrimonium, non minus repudium prioris. Sed facilus duritia cordis Christo cessit, quam infirmitas carnis. Plus haec sibi Paulum defendit, quam [118 Moysen ; si tamen defendit cum indulgentem eum captat, praescribentem recusat, quae potiores sententias et perpeiuas uoluntates eius eludit ; quae non sinit nos hoc Apostolo praestare, quod mauult.

Et quousque infirmitas ista impudentissima in expugnando meliora perseuerabit? Tempus eius donec Paracletus operaretur fuit, in quem dilata sunt ἃ Domino, quae tunc sustineri non poterant, quae jam

des cœurs », une fois le moment:

venu, pourquoi ne serait-il pas plus digne encore et de Dieu et du Christ de secouer l'infirmité de la chair, quand déjà les temps sont devenus plus courts ? S'il est juste de ne pas dénouer l'union conjugale, il est honorable aussi de ne pas la réitérer.

Au surplus, dans le monde même, ces deux modes d'agir sont réputés d'excellent exemple, l’un sous le nom de concorde, l’autre sous le nom dé pudicité. La « dureté des cœurs » a régné jusqu'au Christ

que l'infirmité de la chair n'ait

régné que jusqu'au Paraclet ! La Loi nouvelle a supprimé le divorce :

c'était assez faire. La prophétie nouvelle supprime le second mariage, qui nest rien de moins que le divorce du premier. Mais la dureté des cœurs a cédé plus aisément au Christ que l’infirmité de la chair.

Celle-ci appelle Paul à la rescousse plus encore que celle-là ne faisait Moïse : si toutefois c'est se prévaloir de lui que de faire état de ses indulgences et de récuser ses prescriptions, d'éluder ses opinions préférées et ses constantes volontés, et de ne point permettre à l’Apôtre de mettre au premier plan ce qu'il aime le mieux. Jusques à quand cette impudente « infirmité » continuera-t-elle à évincer le mieux ?

Elle a eu son temps, avant que n’intervint le Paraclet, jusqu'à la venue duquel le Seigneur a différé

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.nemini competit portare non posse,

quia per quem datur portare posse non deest.

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