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τῶν γυναιχῶν (cf. Fxode, xv,20ets.).
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D'Origène. — Tous parlent et peuvent parler, si une révélation leur arrive, mais « que les femmes, dit l’Apôtre, se taisent dans les ecclesiae ». Voilà une prescription à laquelle n’obéissaient pas les dis- Ciples:; dés: femmes ceux :qur°se laissaient instruire par Priscilla et Maximilla ; (ils n'obéissaient pas non plus) au Christ, l'époux de l’épouse. Pourtant soyons leur bienveillants et répondons aux objections qu'ils trouvent convaincantes.« Philippe l'évangéliste remarquent-ils, avait quatre filles, et elles prophétisaient. Si elles prophétisaient, qu'il y a-t-il d'étrange à ce que nos « prophétesses » — comme ils disent — prophétisent aussi? » Nous allons résoudre l’objection. D'abord, puisque vous prétendez que vos (prophétesses) prophétisaient, montrez en elles les signes de la prophétie!
Ensuite, les filles de Philippe ont prophétisé, du moins n'’était-ce pas dans les ecclesiae qu'elles parlaient : nous ne voyons rien de pareil dans les Actes des Apôtres. Pas plus du reste que dans l’Ancien Testament. Il est attesté de Déborah qu'elle était prophétesse. Marie, la sœur d’Aaron, prit un tambour et se mit à la tête des femmes. Mais on ne trouverait
50 ORIGÈNE
τῷ Εὐαγγελίῳ ἀναγέγραπται Αννα προφῆτις Θυγάτηρ Φανουὴλ Ex φυλῆς Ασὴρ (cf. Luc, 11, 36)" «ἀλλ᾽ οὐχ ἐν ἐχχλησίᾳ ἐλάλησεν. Ἵνα οὖν χαὶ 3007 EX σημείου προψητικοῦ εἶναι προφῆτις γυνή᾽ ἀλλ᾽ οὐχ ἐπιτρέπεται ταύτη λαλεῖν ἐν ἐχχλησίᾳ. Ὅτε ἐλάλησε Μαριὰυ. προφῆτις χοχουσα Ὧν τινῶν γυναιχῶν᾽ « αἰσχρὸν γὰρ γυναιχὶ λαλεῖν ἐν ἐχχλησίᾳ (I Cor., XIV, 35) » χαὶ. « διδάσχειν δὲ γυναιχὶ οὐχ ἐπιτρέπω ἁπλῶς. ἀλλ᾽ οὐδὲ αὐθεντεῖν
ἀνδρὸς. » (1 Tam. 11, 12.)
LA
Requisierunt sane quidem, utrum haeresim an schisma oporteat uocari eos qui Cataphryges nominantur, obsecrantes falsos prophetas et dicentes : « Ne accedas ad me quoniam mundus sum : non enim accepi uxorem, nec est sepulchrum patens guttur meum (cf. Ps., v., 10 et Rom... 111, 13), sed sum Nazareus
Dei, non bibens uinum, sicut illi. »
1 Harnacx, Chron., II, 46.
pas que Déborah ait harangué le peuple, comme Jérémie et [saïe. On ne trouverait pas que Holdah, qui était prophétesse, ait parlé au peuple, — mais seulement à ceux qui venaient la trouver. Dans l’Evangile même est mentionnée la prophétesse Anna, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser : mais ce n’est pas dans l'ecclesia qu’elle parlait. Une femme eût-elle licence d’être prophétesse, d’après le signe prophétique, il ne iui est pourtant pas permis de parler dans l’ecclesia.
Quand la prophétesse Marie parla, c'est qu'elle était à la tête d’un certain nombre de femmes. Car (a dit l’Apôtre) « 1] est honteux pour une femme de parler dans l’ecclesia »
et « je ne permets pas à la femme d'enseigner, ni de dominer sur l’homme ».
DT: :=%a Ep. ad Titum (P. G., xiv, 1306). Date incertaine. Postérieure à 218 !.
À dire vrai, quelques-uns ont demandé s'il fallait appeler hérétiques ou schismatiques ceux que l'on nomme Cataphrygiens, et qui conjurent les faux prophètes en disant:
« Ne t'approche pas de moi puisque je suis pur. Car je n'ai pas reçu d'épouse. Ma gorge n’est point un sépulcre béant. Je suis le Nazaréen de Dieu, et je ne bois pas de vin comme ceux-Ci. »