‹ Les sources de l'histoire du Montanisme, textes grecs, latins, syriaquesChapitre 183 sur 339 · SA · texte numérisé non relu

SA

« [4] Προσφάτως δὲ γενόμενος ἐν ἧς Γαλατίας χαὶ xatalaboy τὴν χατὰ τόπον ἐχχλησίαν ὑπὸ τῆς νέας ταύτης, οὐχ, ὡς αὐτοί φασιν, προφητείας, πολὺ δὲ μᾶλλον, ὡς δειχθήσεται, Ψευδοπροφητείας διατεθουλημένην, καθ᾽ ὅσον δυνατόν, τοῦ χυρίου παρασχόντος, περὶ αὐτῶν τε τούτων χαὶ τῶν προτεινομένων ὑπ᾽ αὐτῶν ἕχαστα τε διελέχθημεν ἡμέραις πλείοσιν ἐν τῇ ἐχχλησίᾳ, ὡς τὴν μὲν ἐχχλησίαν ἀγαλλιαθῆναι χαὶ τὴν ἀλήθειαν ἐπιρρωσθῆναι, τοὺς

3 LA \ \ x Ψ ενᾶάντιας πος το TA2OV ἀποχοουσ-

Αξιούντων OÙY TOY χατὰ τόπον Ξ ! CA > = Η , \ ποεσουτέρων ὅπως τῶν λεχθέντων χατὰ

λόγω ὑπόμνημα τι XATX

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DOVTOS χαί τοὺ CARE Zwtixoù τοῦ ie ; ΧΕ ἐπράξαμεν, ὰ Ὁ Sa Sr s à γράψαντες, τοῦ xupiou διδόντος, διὰ

S ὦ LA ! » σπουδῆς πεμψεῖιν ŒUTOIC. »

67 Ὁ \ CE [6] Tata χαὶ εξῆς τούτοις éTEpa

que je fusse embarrassé pour réfuter le mensonge et pour rendre témoignage à la vérité, mais parce que je redoutais et me gardais avec soin de paraître en quelque manière faire des additions ou des surcharges aux paroles du Nouveau Testament de l'Evangile. Car celui qui entreprend de régler sa vie sur l’Evan-

gile même, ne doit ni y ajouter, ni

en retrancher.

[4] J'étais dernièrement à Ancyre, en Galatie. Je trouvai l'Eglise du lieu tout assourdie par la nouvelle « prophétie », comme ils l’appellent, disons mieux, par la nouvelle « pseudo-prophétie », comme «1 sera démontré. Dans la mesure du possible, et avec l’aide du Seigneur, nous discutâämes en détail sur ces gens-là et sur les arguments qu'ils allèguent, pendant bon nombre de jours dans l’ecclésia. Le résultat fut que l’ecclésia se réjouit et fut fortifiée dans la vérité, tandis que le paru opposé fut battu et nos adversaires consternés. [5] Les presbytres du lieu nous demandèrent, en présence de notre confrère en presbytérat Zotique d’Otrous, de leur laisser quelques notes sur ce qui avait été dit contre les ennemis de la parole de vérité. Nous ne le fimes point, d'écrire d’ici même, avec la permission de Dieu, et de leur envoyer au plus vite notre rédaction. »

[6] Ayant dit ces choses et d’autres

mais nous leur promimes

τὰ ΟΝ I EE VU ᾿᾽΄' ᾿

[7] Κώμη τις εἶναι λέγεται ἐν τῇ κατὰ τὴν Φρυγίαν Μυσίᾳ, καλουμένη ᾿Αρδαθαῦ τοὔνομα᾽ ἔνθα φασί τινα τῶν νεοπίστων πρώτως, Μοντανὸν τοὔνομα, χατὰ l'oätov ᾿Ασίας ἀνθύπατον, ἐν ἐπιθυμίᾳ Ψυχῆς ἀμέτρῳ φιλοπρωτείας δόντα πάροδον εἰς ἑαυτὸν τῷ ἀντιχειμένῳ πνευματοφορηθῆναί τε χαὶ αἰφνιδίως ἐν χατοχῇ τινι χαὶ παρεχστάσει γενόμενον ἐνθουσιᾶν ἀρξαοθαί τε λαλεῖν xai ζενοφωνεῖν, παρὰ χατὰ παράδοσιν χαὶ χατὰ διαδογ ἣν ἄνωθεν τῆς ἐχχλησίας ἔθος δῆθεν προφητεύοντα. [8] Τῶν δὲ xat ἐχεῖνο χαιἐν τῇ τῶν νόθων ἐχφωνημάτων ἀκροάσει γενομένων οἵ μὲν ὡς ἐπὶ ἐνεργουμιένῳ χαὶ δαιμονῶντι χαὶ ἐν πλάνης

΄ / x \ CE) ὑπάρχοντι χαὶ τοὺς ὄχλους

Ἵ 2 ! ᾽ ’ \ ταράττοντι ἀχθόμενοι, ἐπετίμων Xai λαλεῖν ἐχώλυον, μεμνημένοι τῇς τοῦ

(ἢ Ἢ 7© - O ao) O-

τως παρουσίαν (MT., VII, 15) πνεύματι χαὶ προφητιχῷ χαρίσματι ἐπαιρόμενοι καὶ οὐχ ἥκιστα γαυνούμενοι χαὶ TOÙ

\ . LA Ὁ f ΄ “ τοιαύτη μεθόδῳ χαχοτεχνίας ὃ διαύολος

encore, au commencement de son ouvrage, 1] rapporte la cause de l’hérésie susdite et raconte ce qui suit :

« Voici quel fut le point de départ de leur opposition et de l’hérésie nouvelle qui les fit se séparer de l'Eglise.

[7] 1 ya, dit-on, en Mysie sur la frontière phrygienne un bourg nommé Ardabau. C'est là, paraît-il, que tout d'abord un des nouveaux fidèles nommé Montan, sous Gratus, proconsul d’Asie, ouvrit à l’ennemi l'accès de son âme par suite d’une ambition démesurée de primer.

Agité par l'Esprit, il devint soudain comme possédé et pris de fausse extase, et il se mit, dans ses transports, à parler et à articuler des mots étranges, et à prophétiser d'une manière contraire à la coutume traditionnelle établie héréditairement dans l'Eglise dès le début.

[8] Parmi ceux qui entendirent à ce moment-là ses propos suspects, les uns étaient importunés de lui comme d'un possédé en proie au démon et guidé par l'esprit d'erreur, qui troublait la multitude ; ils le blâmaient et l’empêchaient de parler, se souvenant de la prescription donnée par le Seigneur et de son avertissement menaçant de se garder avec soin contre la venue des faux prophètes. Mais d’autres, comme exaltés par l'Esprit saint et le charisme prophétique, et surtout gonflés de présomption, dans

. = ! 0] Ξε " ] el ἐπαγγελμάτων ἐχφυσίιοῦντος, ξσθ ὅπη ͵ : i il

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ελευχτίχον ELVŒL 00X'1 ιολίγοι ο ἡσᾶν

ρανὼν ἐχχλησίαν βλασφημεῖν διδχσχοντος τοῦ ἀπηυαθισμένου πνεύματος. OTL LITE τιμὴν (TE πάροδον εἰς αὐτὴν τὸ Ψευ-

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οὐποοφητιχον ἐλάμύανε TEUUX.

[101 Τῶν γὰρ χατὰ τὴν Av:

πολλᾶχις χαὶ πολλαχῇ τῆς si s = ' Ἢ \ ͵ τοῦτο συνελθόντων χαὶ τοὺς ποοσφαάτους

CEA ss ! \ EM 3 λόγους ἐξετασάντων χαὶ βεθήλους ἀποφη-

! x 3 (NS ! \ el γάντων χα: ATOOOXILAGIVTUOY τὴν αιοε- ! \

leur oubli de la prescription du Seigneur, provoquaient l’esprit qui trouble la raison, l'esprit de flatterie et d'erreur, séduits et trompés par lui au point qu'on ne pouvait plus leur imposer silence. 9! Grâce à ses artifices ou plutôt à ses détestables machinations, le diable put tramer la perte des indociles qui l'honoraient contre toute raison.

[l excita sournoisement et enflamma leurs esprits devenus déjà étrangers à la vraie foi orthodoxe. Et il suscita deux femmes qu'il remplit de l’esprit de mensonge, en sorte qu'elles se mirent à débiter des propos à contre-sens et à contre-temps et de façon anormale, tout comme le précédent. L'esprit louait les uns, qui se réjouissaient et senflaient d'un vain orgueil, et il les exaltait par la grandeur de ses promesses.

Quelquefois aussi il les condamnait en face, d’une façon pénétrante et digne de foi pour paraitre mériter d’être. cru. , Mais | peu nombreux étaient ceux des Phrygiens qui se laissaient tromper. L'esprit d’arrogance enseignait à blasphémer l'Eglise universelle, partout répandue sous le ciel, parce que la fausse prophétie ne recevait ni honneur ni accès auprès d'elle.

[10] En effet, les fidèles d’Asie se réunirent souvent, en de nombreux endroits d'Asie : ils examinèrent les propos récents des novateurs, en montrèrent le caractère profane,

111 st ΡΝ , 1 “Ψ» !

σιν, οὕτω ὃη τῆς TE ἐχχλησίας ἐξεώσ-

[11] Ταῦτα ἐν πρώτοις ἱστορήσας χαὶ ? el + / \ LE" δι᾿ ὅλου τοὺ συγγράμματος τὸν ἔλεγχον si Lie + ἐπ , ᾽ \ ST , 7 3 τῆς XAT αὐτοὺς πλάνης ἐπαγαγών, ἐν La

ΑΝ s τω OEUTEOU(W

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« [12] ᾿Βπειδη τοίνυν xai προφητο- ͵ ΄ ὩΣ , [= “« \ \ φόντας ἡμᾶς ἀπεχάλουν, ÔTL μη TOUS 3 4 , τῷ οὐ ἢ ἀμετροφώνους αὐτῶν προφήτας ἐδεξα-

{ ’ \ ré ’ el (Toutous γὰρ εἶναί φασιν οὕσπερ ἐπηγγείλατο τῷ λαῷ πέμψειν 6 χύριος [cf. Μτ., xxu1, 34]), ἀποχρινάσθωσαν ὶ ΄ ΞΕ \ 0 Ὁς 1 F ͵ ἡμῖν πρὸς θεοῦ" ἔστιν τις, ὦ βέλτιστοι, τούτων τῶν ἀπὸ Μοντανοὺ χαὶ τῶν re ve + e! ΄ \ γυναιχῶν λαλεῖν ἀρξαμένων ὅστις ὑπὸ Ἅ ΄ , , 4 "1 ΄ \ 1 [ουδαίων ἐδιώχθη Ἢ ὑπὸ παρανόμων απεχτάνθη ; οὐδείς. Οὐδέ γέ τις αὐτῶν \ € " 1 u χρατηθεὶς ὑπὲρ τοῦ ὀνόματος ἀνεσταυρώθη ; Οὐ γὰρ οὖν. Οὐδὲ μὴν οὐδὲ ἐν - ? Ὁ + συναγωγαῖς Ιουδαίων τῶν γυναιχῶν τις ᾽ - | = Die ἐμαστιγώθη ποτὲ ἢ ἐλιθοδολήθη (cf. MT., ΧΧΠΙ, 34); οὐδαμόσε οὐδαμῶς, [13] ἄλλῳ δὲ θανάτῳ τελευτῆσαι λέγονται Μοντανός τε χαὶ Μαξίμιλλα. Τούτους γὰρ ὑπὸ πνεύματος βλαψίφρονος εχατέρους ΄ ῃ -Ὁ- ς \ ὑποχινήσαντος λόγος ἀναρτῆσαι εαυτοὺς , + Ὁ à \ \ Ὁ ς OÙy διεοῦ; χατὰ DE τὸν. TS εχάστου “᾽ \ 7 \ \ el τελευτῆς χαιρὸν φήμη πολλὴ xai οὕτω Ν Ὁ \ \ ! !

᾽ /< ! f 1 Iouôx προδότου δίχην, [14] χαθάπερ χαὶ τὸν θαυμαστὸν ἐχεῖνον τὸν πρῶτον τῆς XAT αὐτοὺς λεγομένης προφητείας οἷον ἐπίτροπόν τινὰ Θεόδοτον πολὺς αἱρεῖ λόγος ὡς αἰρόμενόν ποτε χαὶ ἀναλαμιανόμενον εἰς οὐρανοὺς παρεχστῆναί

TE χαί XATATIGTEUGAL εαυτὸν τῷ τῆς

et après avoir disqualifié l’hérésie, ils chassèrent ceux-ci de l’Église et les retranchèrent de la communion. »

[11] Tel est le récit qu'il fait dans le premier livre. La réfutation de leurs erreurs remplit tout le traité.

Voici ce quil dit dans le second livre sur leur mort.

[12] « Puisqu'ils nous appelaient assassins des prophètes, parce que nous n'avons pas accueilli leurs intarissables prophètes — ce sont justement ceux-là, disent-ils, que le Seigneur avait promis d'envoyer à son peuple —, qu’ils nous répondent devant Dieu. [l y en a-t-il un seul, mes chers amis, parmi ceux qui ont commencé à parler à la suite de Montan et des femmes, qui ait été persécuté par les Juifs ou tué par les méchants ? Pas un ! En est-il un seul qui ait été saisi et crucifié pour son Nom ? Pas davantage. Aucune femme a-t-elle été flagellée dans les synagogues des Juifs ou lapidée ?

Non, nulle part pareil fait ne s’est produit. 13, C’est par un autregenre de mort qu'on dit que Montan et Maximilla ont péri. On raconte que, poussés par l'esprit d'erreur, ils se pendirent, non pas en même temps, mais chacun de son côté ; et en ce qui concerne les circonstances de la mort de chacun d’eux, d’après la rumeur générale ils seraient morts ainsi, par une fin toute pareille à celle du traître Judas. [147] De même encore, beaucoup racontent que cetétonnant

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