‹ Les sources de l'histoire du Montanisme, textes grecs, latins, syriaquesChapitre 185 sur 339 · EN ÔLE · texte numérisé non relu

EN ÔLE

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Movravod ταῦτα λέγοντος axoue.

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jusqu'à la dernière parousie. Mais ils n'auraient personne à montrer, depuis quatorze ans que Maximilla est morte. »

[5] Voilà ce qu'il rapporte. Le Miltiade dont il parle nous a laissé d'autres témoignages de son zèle personnel pour la parole divine dans les ouvrages qu'il a composés tant contre les Grecs que contre les Juifs. Il a traité chaque sujet séparément en deux livres. Il a fait aussi une apologie adressée au gouvernement paiïen, pour la défense de la philosophie qu'il avait embrassée.

XNHESS sia-tique, Apollonius, entreprit, lui aussi, une réfutation de l’hérésie dite « de chez les Phrygiens », alors qu'elle était encore florissante en Phrygie. Il écrivit contre eux un ouvrage spécial, critiquant mot par

Un écrivain ecclé-

mot les mensonges de leurs prophéties qui se colportaient, et décelant ce qu'était la vie des fondateurs de cette hérésie. Ecoutez ses propres paroles sur Montan.

2. « Or donc, ce qu'est ce nouveau docteur, ses actes et son enseignement le montrent. C'est lui qui ἃ enseigné à rompre les mariages, qui a fixé des lois pour les jeünes, qui a donné à Pépuze et Tymion (petites villes de Phrygie) le nom de Jérusalem, et qui voulait que l'on s'y rassemblât de toutes parts: c'est lui qui a établi des percepteurs d'argent;

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[3] Kai ταῦτα μὲν πεοὶ τοῦ Μοντανοῦ" \ 3 = ΤΌΝ ss ? = ΄ χαι πεοῖ τῶν προφητίιδωὼν ὃε AUTOU UTO- D x (4 / ΄ te χαταδὰς οὕτω γράφει" « Δείκνυμιεν ουν ᾽ \ LA \ / s LA αὐτὰς πρῶτας TAS προφητιὸας ταύυτᾶς, ? , D -- 7 s ͵ ἀῷ OU του πνευματος ἐπληρώθησαν,

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τοὺς ἄνδοας χαταλιπούσας. OUY

[4] Εἶτ᾽ ἐπιφέρε: λέγων « Δοχεῖ σοι πᾶσα γραφὴ χωλύειν προφήτην λαμόανειν δῶρα χαὶ χρήματα (cf. Doctr. des

ApP., XI, 12): τὅταν οὖν ἴδω τὴν προ-

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c'est lui qui a imaginé d'accepter, sous le nom d'offrandes, des présents ; qui pourvoit au salaire de ceux qui prêchent sa doctrine, afin que la gloutonnerie aide son enseignement à prévaloir. »

3] Voilà ce qu'il dit sur Montan.

En venant ensuite aux prophétesses, il écrit ce qui suit :

« Nous montrons donc que ces premières prophétesses elles-mêmes, à partir du moment où elles furent remplies de l'esprit, quittèrent leurs maris. Ne mentaient-ils pas, dès lors, en traitant Priscilla de vierge ? »

[4\ I] continue :

« Ne vous semble-t-il pas que toute Ecriture interdit au prophète de recevoir des présents et de l'argent? Aussi quand je vois la prophétesse accepter de l'or, de l'argent et de riches habits, comment ne la repousserais-je pas ? »

5} Un peu plus loin, il dit ce qui suit sur un de leurs confesseurs :

« Voici encore Thémison, qui ἃ enveloppé sa cupidité de dehors avantageux, et, n'ayant pu porter le signe de la confession, s’est débarrassé de ses fers à force d'argent.

Pour cela même il aurait dû se faire humble, — et il a osé parler haut comme un vrai martyr, et composer, à l'imitation de l’Apôtre, une lettre catholique pour catéchiser des gens dont la foi était meilleure que la sienne ; il a entamé des polémiques.

avec des mots vides de sens, et il a

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τοῦ xuotou « Mn χτήσησθε χουσὸν μήτε ἄογυρον μηδὲ δύο χιτῶνας » (ΜΤ..

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τοὺς λεγομένους παρ᾽ αὐτοῖς χαὶ El Un μόνον παρὰ πλουσί ἀλλὰ χαὶ παοὰ πτωχῶν χαὶ ὀρφανῶν χαὶ χηρῶν χεοματιζο μένους. [8] Κα

χαρποὺ τὸ ξύλον γινώσχεται (ΕἾ Mr:

XII, 33). [9] Ἵνα δὲ τοῖς βουλομένοις Ὁ, τὶ 4

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blasphémé contre le Seigneur, les apôtres et la sainte Eglise. »

6 À propos d'un autre personnage encore, de ceux qu'ils honorent comme des martyrs, il écrit ceci :

« Pour ne pas en dire plus long, que la prophétesse nous parle d'Alexandre, le soi-disant martyr.

avec qui elle prend ses repas et devant qui beaucoup se prosternent.

Ce n’est pas à nous de dire ses brigandages et les autres canailleries pour lesquelles il a été châtié.

L'opisthodomos en garde(la preuve).

[71 Qui des deux pardonne à l’autre ses fautes ? est-ce le prophète qui remet au martyr ses larcins ou le martys qui remet au prophète ses cupidités ? Bien que le Seigneur ait dit : « Vous ne posséderez pas d'or ni d'argent ni n'aurez deux tuniques », ils ont au contraire en abondance ces choses défendues.

Car nous montrerons que ceux qu'ils appellent prophètes et martyrs. prélèvent leurs gains non seulement sur les riches, mais aussi sur les pauvres, sur les orphelins, sur les veuves. [8] Et s'ils sont sûrs d'eux-mêmes, qu'ils se lèvent ici et qu'ils s'en expliquent, afin que, une fois leurs torts avérés, ils cessent de pécher à l’avenir. Car il faut juger les fruits d’un prophète : c'est au fruit que l'on connaît l'arbre.

91] Afin que ceux qui le veulent sachent à quoi s'en tenir sur le compte d'Alexandre, il a été jugé

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ἀρχεῖον [10] ὃν ὃ προφήτης συνόντα λ) ᾿ς re TS ct ἪΝ ‘) ἐλέ . cr πολλοῖς ἔτεσιν ἀγνοεῖ. Τοῦτον ἐλέγχοντες à 4 = \ \ ς ! > ὃι αὐτοῦ χαὶ τὴν ὑπόστασιν ἐξελέγχομεν τοῦ προφήτου. Τὸ ὅμοιον ἐ ΄ \ \ i

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« ᾿Ιὰν ἀρνῶνται δῶρα τοὺς προφήτας αὐτῶν εἰληφέναι, τοῦθ᾽ ὁμολογησάτωσαν el a , - » ! y CT ὅτι ἐὰν ἐλεγχθῶσιν εἰληφότες, οὐχ εἰσὶ προφῆται, χαὶ μυρίας ἀποδείξεις τούτων παραστήσομεν. Avayxaiov δέ ἐστιν

! \ f LA πᾶντας χαρποὺς δοχιμάζεσθαι προφήτου" Προφήτης, εἰπέ μοι, βάπτεται; Iloo-

LA LÀ à : LA ων “Ὁ φήτης στιδσίζεται ; Προφήτης φιλοχοσμεῖ; Προφήτης ταύλαις χαὶ χύύοις παίζει:

LA s LA 3 e LA Προφήτης δανείζει; Ταῦτα ὁμολογησα- { ΜΡ “1 / , \ dl τωσαν πότερον ἔξεστιν ἢ μή, ἐγὼ δ᾽ ὅτι

par Æmilius Frontinus, proconsul à Ephèse, non pas à cause de son nom (de chrétien), mais à cause des vols qu'il a osé commettre, étant déjà apostat. Puis, grâce à ses mensonges auxquels 1] mêla le nom du Seigneur, il trompa les fidèles de l'endroit et fut relâché; mais son église particulière, d’où il venait, ne le reçut pas parce que c'était un voleur. Ceux qui tiennent à être informés sur son compte ont les archives publiques d'Asie. Et le prophète ne connaît pas un homme qui vit avec lui depuis si longtemps!

[10] En démasquant ces faiblesses, nous ébranlons par là la base même du prophète ; et nous pourrions démontrer la même chose de bien d'autres. Qu'ils” en” attendent 18 preuve de pied ferme, s'ils l’osent. »

[11] Et encore, dans un autre endroit de son œuvre, il écrit ceci au sujet des prophètes dont ils s’enorgueillissent :

« S'ils nient que leurs prophètes aientreçu des présents,qu'ilsavouent au moins ceci : que s'ils sont convaincus d’en avoir reçu, ils ne sont pas des prophètes — et nous apporterons mille preuves du fait. Mais il est nécessaire d'apprécier tous les « fruits >» d'un prophète. Un prophète, dis-moi, se teint-i1? un prophète se farde-t-il à l’antimoine ?

un prophète se complait-il dans la parure? un prophète joue-t-il aux tablettes et aux dés? un prophète

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ET!IGTOÀT, τῇ ποὸς Καρι χὸν χαὶ Πόντιον.

prête-t-il de l’argent à intérêt? Qu'ils confessent si ces choses sont permises ou non, et moi je montrerai qu'elles se - sont eux. »

passées chez

112] Ce même Apollonius rapporte dans le même ouvrage, qu'au moment où il écrivait, il y avait quarante ans que Montan avait inauguré sa prétendue prophétie. [13] 1] dit encore que Zotique, dont le précédent écrivain a fait mention, étant survenu alors que Maximilla feignait de prophétiser à Pépuze essaya de convaincre d'erreur l'esprit qui agissait en elle, et qu'il en fut empêché par les partisans (de la prophétesse).

14 Il mentionne aussi un certain Thraséas parmi les martyrs de ce temps. Il dit encore, comme d’après une tradition, que le Seigneur prescrivit à ses apôtres de ne pas quitter Jérusalem pendant douze ans. Il se sert du témoignage de l’Apocalypse de Jean et raconte qu'un mort fut ressuscité à Ephèse, grâce à la puissance divine, par Jean lui-même. Il ajoute d’autres choses, par où 1] réfutait très abondamment et à souhait l’hérésie dont nous avons parlé. Voilà pour Apollonius.

XIX. [1] Sérapion (dont on rapporte qu'il fut en ce temps-là évêque de l'église d’Antioche après Maximin) mentionne les écrits d'Apollinaire contre l'hérésie susdite. Il fait allusion à lui dans une

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