bid., I, 111 (PeyroT, p. 8; P. L., χες
III. Nouatianos audio de Nouato aut Nouatiano uocari : sectam tamen in his, non nomen accuso nec Montano aliquis aut Phrygibus nomen obiecit.. Ego forte ingressus populosam urbem hodie, cum Marcionitas, cum Apollinariacos, Cataphrygas, Nouatianos et caeteros eiusmodi comperissem, qui se christianos uocarent : quo cognomine congregationem meae plebis agnoscerem, nisi Catholica diceretur ἢ...
Catholicum istud nec Marcionem, nec Apellem, nec Montanum sonat, nec haereticos sumit auctores.
[IT. J'entends qu'on dit « Nova-
tiens » du nom de Novat, ou de
Novatien. Mais c'est la secte que j’incrimine chez eux, non pas leur nom :
pas plus qu'on ne reproche le leur à Montan ou aux Phrygiens... Quantà moi, entrant par hasard aujourd’hui dans une ville populeuse, j'y découvris des Marcionistes, des Apollinaristes, des Cataphrygiens, des Novatiens et autres [hérétiques) de ce genre, qui (tous) s'intitulaient chrétiens : à quel nom pouvais-je reconnaître mon groupement à moi, S'il ne se fût appelé catholique ἢ... Le son de ce mot de catholique ne rappelle ni Marcion, ni Apelle, ni Montan :
il n'a point l'hérésie pour origine.
OL. — Jbid., II, 11 (PEYROT, p. 28; P. L., κα 1050).
Tunc addidi sane, unde Catholici nomen hoc traherent, non esse reputandum ; quia nec Valentinis
? PEYROT : esset. Cf. GRUBER, Ὁ. 14.
Alors, j'ai ajouté qu'il n’y avait pas à mettre en ligne de compte l’origine du nom de Catholiques,
PACIEN DE BARCELONE
si a Valentino, nec Phrygibus si ἃ Phrygia, nec Nouatianis si a Nouatiano uocarentur, imputari solere.
OÙ Pi a (Pessor, p.30: ἘΠῚ.
Nec tamen ego Nouatiani tui nomen accuso, quod totiens requisitum circumloquentibus litteris et operto quodam sinu claudis. Fatere, frater, fatere simpliciter : nihil est sceleris in nomine Quid te totiens interrogatus abscondis ? Quid causam nominis erubescis? Cum primum scripseras, Cataphrygem putabam Ὁ. Tu ne secundis quidem litteris confiteris. Meo inuides nomini et tuum uitas? Vide quid sit pudoris in causa, quae refugit quod uocatur.
vu que si les Valentiniens (sont ainsi appelés du nom) de Valentin.
les Phryvgiens (du nom) de la Phrygie, les Novatiens (du nom) de Novatien, on n'avait pas coutume de leur en faire grief.
Pour ma part, je n'incrimine pas le nom de ton Novatien, ce nom que, malgré tant d’insistances, tu enveloppes de circonlocutions et que tu caches comme au plus profond de toi-même. Avoue, mon frère, avouele franchement. Un nom n’a rien de coupable. Pourquoi dissimuler encore, malgré mes questions réitérées? La première fois que tu m'as écrit, je te croyais Cataphrygien.
Même dans ta seconde lettre, tu nete trahis pas. Faut-il que tu t'en prennes à mon nom, et que tu esquives le tien ? Examine bien ce qu'il y a de fächeux pour une cause à se dérober ainsi à sa propre dénomination.