‹ Les sources de l'histoire du Montanisme, textes grecs, latins, syriaquesChapitre 232 sur 339 · PEYROT · texte numérisé non relu

PEYROT

te putabam. Cf. GRUBER, Ρ. 20.

C’est Novatien (dis-tu), qui a enseigné cela. Mais quand cela, mon frère ? À quelle époque ? Est-ce immédiatement après la passion du Seigneur ? Non, c'est après le prin-

148 GRÉGOIRE DE NAZIANCE

minicae passionis. Quid ergo tunc?

Prophetas secutus est ut Cataphryges, an Philumenen aliquam ut Apelles, an ipse tantum auctoritatis accepit ? Linguis locutus est? Prophetauit ? Suscitare mortuos potuit ?

cipat de Decius, c'est-à-dire environ trois cents ans après la Passion du Seigneur. Etalors, qu'a-t-il fait ? A-til suivi des prophètes, comme les Cataphrygiens, ou une Philumène, comme Apelle, ou est-ce à titre per sonnel qu il a reçu unetelle autorité ἢ A-t-il parlé en langues ἢ A-t-il prophétisé ἢ A-t-il pu ressusciter les morts ἢ

GRÉGOIRE DE NAZIANCE

RAA, ἜΣΤΙ

3 , x \ “ 19e H οὐχ ἥρχει μοι (τὰ γὰρ ἔτι πόρῥωθεν ἐῶ λέγειν) τὸ Μοντανοῦ πονηρὸν πνεῦμα « ΄ , ’ A ε ατὰ τοῦ ἁγίου Πνεύματος, χαὶ n No-

τοὺς πολλοὺς δελεαζουσα΄ xai ἡ Φρυγῶν

(P. G., xxxy, 1144). Constantinople. 379 ‘

Est-ce qu'il ne me suffisait pas — car je ne veux pas parler ici des erreurs lointaines — de l'esprit détestable de Montan, adversaire du saint Esprit; de l’audace de Novat, ou, si l’on veut, de sa pureté impure dont l'étiquette décente a trompé la multitude; de la fureur encore vivace aujourd'hui des Phrygiens, tour à tour initiateurs et initiés, (fureur) qui rappelle celle des Anciens ἢ...

9S. — Carminum, 1. 11, sect. 1, Περὶ τοῦ ἑαυτοῦ βίου, vV. 1152 et 1174 (P. G., xxxvrni, 1109). Nazianze. 382 ?.

» DS 4 3 ς ! Ὁ “ ἐ Εντεῦθέν εἰσιν αἱ νόσοι τῶν δογμάτων προς Οἱ Μωντανοὺ τὸ πνεῦμα τιμῶντες

De là sont nées les altérations morbides des dogmes... (Ainsi) les misérables adorateurs de l'esprit de Montan.…

1 RauscHEeN, Jahrbücher der christl. Kirche unter dem Kaiser Theodosius dem

Grossen, Fr.-i.-B., 1807, p. 53.

2 RAUSCHEN, Op. cit., p. 137.

ΝΙΝ dot. en . à à és

PRISCILLIEN [49 PRISCILLIEN 99. — Tractatus 1 : Liber Apologeticus, xxvir (ScHerss, dans CV, XVIII [ 1880)

p.23 1-19): Peu’avant:385 L

-. Etoquia longum,.est. ire ‘per singula, omnes haereses, quas sibi homines « mente corrupti et naufragi a fide » (IT T'im., 11, 8; [ Tim., 1, 19) uel ex canonicis scripturis uel ex apocrifis fabricarunt supra ea quae scripta sunt, « unus aduersus alterum inflatus pro alio » ([ Cor.

iv, 6), et quidquid aut Saturnina haeresis induxit aut Nouatiana protulit aut Basilide docente monstrauit aut Arriana collegit aut Patrepassiana erudiit aut Homuncionita mentita est aut Catafriga persuasit aut arripuit Borborita : catolico et Deo Christo credenti ore cum omnibus, qui haec sequuntur aut docent aut uoluerint adserere, damnamus.

L'OCHANZ, INA, 330.

… Et comme il serait trop long d'entrer dans le détail, toutes les hérésies que des hommes « d’esprit corrompu et ayant fait naufrage dans la foi » se sont forgées d’après les Ecritures canoniques ou les apocryphes en sus de ce qui a été écrit, « enflés d’orgueil l’un contre l’autre pour autrui », tout ce que l’hérésie de Saturnin a introduit, tout ce que l’hérésie novatienne a mis au jour, tout ce que Basilide a enseigné, tout ce qu'Arius a compilé, toute la doctrine des Patripassiens, tous les mensonges des Homuncionistes, toutes les croyances insinuées par les Cataphrygiens, toutes celles dont les Borboristes se sont emparés, (toutes ces erreurs), c'est d'une bouche catholique et qui croit au Christ que nous les condamnons avec ceux qui y croient, qui les enseignent ou qui veulent les soutenir. |

150 PHILASTRE DE BRESCIA

PHILASTRE DE BRESCIA

100. — Liber de Haeresibus, x1ix, (Marx, dans CV, XXXVIII [1808], p. 26;

Alii autem post istos surrexerunt (δία Frigas. in Frigia prouincia habitantes. Isti prophetas et legem accipiunt, Patrem, et Filium, et Spiritum confitentur, carnis surrectionem expectant, quae et catholica Ecclesia praedicat : quosdam autem suos prophetas, id est, Montanum nomine, et Priscillam et Maximillam adnuntiant, quos neque prophetae neque Christus nuntiauit. Addunt etiam plenitudinem Sancti Spiritus non per apostolos Christo dante fuisse concessam, sed per illos suos pseudoprophetas aestimant inpertitam, et separant se a catholica Ecclesia per illos suos pseudoprophetas. et falsos doctores.

Hi mortuos baptizant. publice mysteria celebrant, Pepuzam uillam suam, quae sic dicitur in Frigia, Hierusalem appellant, ubi Maximilla et Priscilla et ipse Montanus uitae tempus uanum et infructuosum habuisse dinoscuntur.

1 SCHANZ, IV, 1, 350.

1165). Brescia (Italie). Entre 385 et 391 :.

Après ceux-ci ont encore surgi les Cataphrygiens, qui habitent la province de Phrvgie. Ceux-là admettent les Prophètes et la Loi; ils confessent le Père, le Fils et l'Esprit ; ils attendent la résurrection de la chair : toutes croyances conformes à celles de l'Eglise. Mais ils présentent comme prophètes certains des leurs, qui sont — pour les nommer — Montan, Priscilla et Maximilla.

Or ni les Prophètes ni le Christ ne les ont annoncés. Ils ajoutent que la plénitude du Saint Esprit n’a pas été concédée dans la personne des Apôtres, par un don du Christ, mais qu'elle a été communiquée dans la personne de leurs pseudo-prophètes.

Et ils se séparent de l'Eglise catño-

lique sur le point de ces pseudo-

prophètes et de ces faux docteurs.

Ils baptisent les morts, célèbrent publiquement leurs mystères : ils donnent le nom de Jérusalem à leur bourg, Pépuze, en Phrygie : c'est là que Maximilla, Priscilla et Montan passèrent — le fait est avéré — leur inutile et inféconde vie. Et c’est là

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