XXVI INTRODUCTION
lui-même. a) À. E., VII, v, 6 1 : Denys fait allusion à la lettre qu’il a écrite » « τοῖς ἀγαπητοῖς δὲ ἡμῶν xai cuuroecfBurépoic Διονυσίῳ καὶ Φιλήμονι» à propos de l'affaire du baptême des hérétiques. À ce moment Denys était déjà évêque (depuis 247 ou 248). Denys de Rome (16 futur pape) et Philémon n'étaient que prêtres l’un et l’autre. b) VII, x1, 3 ?. Denys d’Alexandrie raconte dans une lettre dirigée contre l’évêque Germanus qu’il est allé trouver Æmilianus, le préfet d'Égypte, en compagnie de Maxime, son συμπρεσβύτερος. Ce Maxime, qui devait succéder plus tard à Denys comme quatorzième évêque d'Alexandrie était encore simple prêtre à cette époque. c) VII, xx. Eusèbe mentionne une lettre écrite par Denys τοῖς xat ᾿Αλεξάνδριαν συμπρεσβυτέροις : autrement dit au clergé de sa ville épiscopale.
Dans ces divers exemples, l’évêque appelle donc ainsi des prêtres, qui ne sont ses collègues que par le sacerdoce. Il en va de même, en latin, pour le mot correspondant compresbyter. Voyez saint Cyprien, Ep. vit (HARTEL, I, p. 485, 1. 12) : « Sed et peregrinis si qui indigentes fuerint sumptus suggeratis de quantitate mea propria quam apud Rogatianum compresbyterum nostrum dimaisi. » Ep. XLIV, 2 (E., 11, 598, 1. 17) : « … ex Primitiuo compresbytero nostro plenissime singula quando ad uos uenerit audietis. » Ep. LXXVI (H., 11, 827) : «Cyprianus, Nemesiano, Felici, Lucio, etc. coepiscopis, item compresbyteris et diacomibus et ceteris fratribus in metallo constitutis, etc.» C£encore EP. Lx, ΤΠ ΙΝ XV ER 600 Σιν, 2 (EL, 10, 01:1: 2}). ΧΕΙ ΕΓ n,58% 3) Sen Er sa eo)
Je ne connais pas d'exemple où un clerc qualifie ainsi, soit un autre clerc, soit un évêque. C’est toujours sous une plume épiscopale que cette dénomination se rencontre. Et 1l y a là, à notre point de vue particulier, une indication qui confirme nos pressentiments.
1 ScHWARTZ, p. 640, 1. 19. Cf. FELTOE, Διονυσίου Λείψανα, Cambridge, 1904, p. 50.
2 SCHWARTZ, p. 654, 1. 12. FELTOE, P. 43.
3 SCHWARTZ, p. 674, 1. 15. FELTOE, p. 28.
4 On trouve aussi dans le même sens, le mot suyyéswy chez Grégoire le Thaumaturge, Epist. can., 5e canon [ROUTH, Rel. sacrae, 111 ?, 262] « ᾿Απεστείλαμεν οὖν τὸν ἀδελφὸν Lai cuyyépovra Εὐφρόσυνον διὰ ταῦτα πρὸς duc]; le mot comminister dans les Fragmenta historica attribués à saint Hilaire : « Incipiam igitur ab his quae proxime gesta sunt, id est eo tempore quo primum in Arelatensi oppido frater et comminister meus Paulinus, ecclesiae Treuirorum episcopus.… etc. (Fragm. 1, 7; P. L., X, 631). Voy. encore Liber Quaest. uet. et nouri Testamenti, Οἱ, 5 (SOUTER, dans CV., L, p. 196) : « Quid est enim episcopus nisi primus presbyter, hoc est summus sacerdos ? Denique non aliter quam compresbyteros hic uocat et consacerdotes suos. Numquid et ministros condiaconos suos dicit episcopus ? »