PSEUDO-AMBROISE
148. — Sermo XLVI, 1v, 10-11 (P. L. [rééd. de 1879] xvu, 720). Date incertaine :.
Adhuc quid subiungat (Salomon) audite : « Et semitas, inquit, nauis nauigantis (impossibile mihi est scire) (Proverbes, xxx, 10). » Nauem 5 adaeque Ecclesiam debemus accipere in salo mundi istius constitutam, quae crebris uentorum fluctibus, id est tentationum plagis et uerberibus fatigatur : quam turbidi
10 fluctus, id est, huius saeculi po-
testas, conantur ad saxa perducere….
Hanc per augusta huius mundi freta duodeni in portum remiges ducunt, id est, duodecim apostoli, et similis
15 numerus prophetarum.
Inde Montani antra latratu falsi carminis resonant, qui duabus feminis. prophetissis, Priscillae et Maximillae, tanquam alicuius Scyllae
20 rabidis succinctus est canibus. In
ista naue Ecclesiae ea feliciter praeterimus.
Ecoutez encore ce qu'ajoute Salomon : « Il m'est impossible, dit-il, de connaître les sentiers du navire qui navigue. » Par ce navire, nous devons entendre l'Eglise, placée aumilieu de la mer du monde, et qu'assaillent les efforts redoublés des flots et des vents, c’est-à-dire les coups, les chocs des tentations.
Combien de flots en fureur (c'està-dire : les puissances du siècle) s'efforcent de la jeter sur les rochers !... Mais à travers les détroits resserrés de ce monde, douze rameurs, — les douze apôtres — et un nombre égal de prophètes, le dirigent.
De là-bas. les aboiements de la fausse prophétie font retentir l’antre de Montan, entouré de ses deux prophétesses Priscilla et Maximilla, comme des chiens furieux de quelque Scylla. Sur ce navire de l’Église, nous franchissons heureusement (le mauvais pas).
1 Les hérétiques mentionnés au $ 11 sont Montan, Photin, Arius, Marcion, Sabellius.
tés del, dt 4, €