XXXIV INTRODUCTION
calvpse, à la démonstration interrompue au milieu du ὃ vin et affirme une dernière fois la conscience sereine et clairvoyante du vrai prophète.
Abandonnant enfin la question de l’extase, 1] s'attache à établir que les oracles de Montan et de Maximilla — dont il donne plusieurs spécimens — sont inconciliables avec les affirmations incluses dans l’Écriture, et que cette disconvenance décèle, à n’en pas douter, la nature frelatée de la source d’où 115 proviennent. Cette thèse remplit les ὃ X à ΧΠῚ, et aboutit à la conclusion que voici : « Ainsi leurs erreurs s’écroulent de toutes parts, n'ayant rien de commun avec la vérité divine » 1.
Le ὃ xIv apporte quelques données positives sur l’état contemporain de la secte et sur sa diffusion à travers l'Orient. Épiphane fournit aussi l’étymologie du mot « Tascodrugites », dénomination par où il désigne une hérésie étroitement apparentée à celle des Cataphrygiens ou peut-être à celle des Quintillistes, dont 1] va parler tout à l’heure. Il signale, sans oser l’attribuer à l’une plutôt qu'à l’autre de ces sous-sectes, l’abominable pratique du meurtre d’un enfant.
Au chapitre XLIX, Épiphane consacre une notice spéciale aux Quintillistes, ou Pépuzistes, et aux Artotyrites ou Priscillistes ; ce ne sont guère pour lui que des variétés de l'espèce cataphrygienne et 1] ne sait trop comment les différencier les unes des autres. Il explique par suite de quelle prétendue révélation Pépuze est devenue ville sainte pour tous ces dissidents (δ 1). Au ὃ 11, 1l définit quelques-unes de leurs particularités doctrinales et rituelles, principalement l’admission des femmes dans leur clergé. Puis il explique l’origine du mot Artotyrite. Le $ 111 renferme une brève critique de leur usage d’incorporer des femmes au clergé.
Enfin le chapitre LI a pour objet les démêlés des Montanistes et de certains de leurs adversaires à Thyatire, en Lydie, et Épiphane y réfute les objections que ceux-ci tiraient de la défection de Thyatire, passée au schisme, contre l'authenticité de l’Apocalvpse.
Tel est le schéma du long exposé d’'Épiphane. Ainsi dégagée des développements parasites, sa discussion a un air de netteté : à qui la lit dans le texte même, elle inflige une épreuve assez rude de patience. Épiphane n'est pas de ces esprits qui vont droit à l'essentiel, et qui sont contents